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 Actualités

LES DERNIERES CARTES EXHIBEES PAR LE LABORATOIRE DU PRESIDENT NKURUNZIZA EN QUETE D’UNE SOLUTION IN EXTREMIS.
(Source: Burundi Bwiza)  
 Le 30 mars 2010

Président sortant Pierre Nkurunziza
Depuis le lancement des congrès des partis politiques de l’opposition pour mettre au grand jour les noms de leurs candidats à la présidence de la République, le parti au pouvoir perd de plus en plus les pédales et titube car, l’horizon derrière lequel se cache l’incertain qui l’attend approche dangereusement. En effet, on ne récolte que ce qu’on a semé ! Et en démocratie, la fin du mandat devient très impitoyable, puisque le principe de  « chose promise, chose due » est une rigueur incontournable. Quand on a démérité, l’avenir  se présente comme une route boueuse, pleine de brume, sans les anti-brouillards pour dégager le passage.

Plus on s’avance vers les élections, plus les chances de tricher et la force d’intimidation s’atrophient considérablement, au grand étonnement de ceux qui croyaient régner sur le Burundi jusqu’à la fin des temps. Spécialistes dans le viol des lois, les courtisans du Président sortant vont jusqu’à vouloir substituer « Le Congrès » au « Conseil des Sages » dirigé par le mal du siècle et de tous les temps dans l’histoire du Burundi indépendant. Se trouvant dans l’impossibilité de déterminer le candidat président capable de redresser la pente et crédible au niveau national et international, le parti au pouvoir téléguidé par les parasites qui suçotent les dernières gouttes délicieuses du règne CNDD-FDD optent pour pérenniser l’inadmissible. Le palmarès du Docteur Pasteur et la fourberie de l’équipe qui l’entoure placent le candidat potentiel du parti au pouvoir à la présidence de la République dans une situation inconfortable qui risque d’enterrer le Président du Conseil des Sages et son parti dans une même tombe.

La dernière et fatidique stratégie du fameux groupe de Généraux qui n’ont fait que le mauvais temps au pays depuis le malheureux congrès de NGOZI jusqu’à ce jour est encore une fois un coup d’Etat monté toutes pièces pour reporter les élections qui doivent mettre fin à une récréation qui n’a fait que trop durer. Dans ce montage au mauvais goût dont la mise en pratique est prévue avant le 06 Avril 2010 pour des raisons connues de tous, un groupe de généraux de la FDN et de la PNB envisage de faire une attaque au palais présidentiel que le locataire aura déserté avant pour faire un simulacre de coup d’Etat manqué et permettre au Président NKURUNZIZA de décréter l’état d’exception au lieu de convoquer les électeurs au scrutin. Ainsi, il aura déjoué les élections auxquelles il ne s’attendait pas apparemment malgré toute une législature consacrée à une campagne mal conçue. Ce coup fourré permettra au pouvoir en place de faire condamner et emprisonner tous ses opposants  de taille afin qu’il puisse se présenter presque seul aux élections sans s’inquiéter de rien.

Parmi les personnes ressources et conceptrices du coup d’Etat, figurent :

- Le Général Major NSHIMIRIMANA Adolphe, patron du Service National de Renseignements ;
- Le Général Major NDAYISHIMIYE Evariste, chef de cabinet militaire à la présidence ;
- Le Général de Brigade NDIRAKOBUCA Gervais alias NDAKUGARIKA, D.G. Adjoint de la Police Nationale ;
- Le Général NABINDIKA Guillaume, chef de cabinet police à la présidence ;
- Le Général NIZIGAMA Gabriel alias TIBIA, D.G  Gestion et Finances à la Police ;
- Le Colonel NYAMUGARUKA Dominique, Commandant U.S.I ;
- Etc.…

Ils se réunissent souvent, le matin au Restaurant Chinois tout prêt du restaurant « UBUNTU » et le soir autour d’un verre au Club 144 du quartier KABONDO dans une paillote placée en retrait.
La rédaction trouve la manœuvre très dangereuse pour le pays en général et pour les metteurs en scène particulièrement du moment que la communauté nationale et internationale suit de prêt le comportement des dirigeants burundais. En effet, le Président de la République et en même temps Président du Conseil des Sages clame haut et fort que les élections de 2010 seront  libres, transparentes et démocratiques pendant qu’au même moment des armes sont distribuées aux jeunes « IMBONERAKURE » pour créer le désordres et la terreur avant, pendant et après les élections. En d’autres termes, il croit manipuler l’opinion comme d’habitude en souhaitant parallèlement une chose et son contraire. Nous profitons donc de cette occasion qui nous est offerte avant le jour « J » pour décourager cette tentative qui ne serait que suicidaire et qui disqualifierait une fois pour toutes les concepteurs sur la scène nationale et internationale. Notre conseil est de permettre la compétition démocratiquement pour que le meilleur gagne. C’est plus digne et plus exaltant aux yeux du monde que de replonger le pays dans une autre guerre qui n’épargnera personne malheureusement. A suivre…