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Le procès de Radjabu et coaccusés : Panique au sein du cercle des dirigeants du Cndd-Fdd,
la gâchette devient facile.
Le 15 Février 09
Le procès que les médias locaux et internationaux qualifient de marathon se déroule dans le sens de la justice, le droit est appliqué ;
c’est ce que les supporters de l’Hon El Hadj Hussein Radjabu déclarent avec satisfaction.
Actuellement, la défense est entrain de convaincre les juges en s’appuyant sur certaines preuves pour montrer que cette affaire est un pur montage.
Les avocats de la défense avaient demandé la comparution de certaines personnalités clé et anciens compagnons de lutte de l’Hon El Hadj Radjabu.
Le président du siège a accepté d’envoyer des invitations aux généraux Adolphe Nshimirimana, directeur de la police présidentiel (Documentation),
Alain Bunyoni, ministre de la sécurité, Evariste Ndayishimiye, directeur du cabinet militaire à la présidence et le colonel
Jean Ngendanganya, premier secrétaire d’ambassade du Burundi en Afrique du Sud.
La défense veut que ces personnalités comparaissent en tant que témoins car dit-elle que le montage a débuté après le refus de l’Hon Radjabu de se
joindre aux initiateurs du congrès illégal de Février 2007 à Ngozi. En date du 03 février 2007, le président Nkurunziza et les généraux
ci hauts cités ont fait appel à leur compagnon de lutte pour organiser ce fameux congrès, ils se sont rencontrés au palais présidentiel de Ngozi.
Mais l’Hon Radjabu avait refusé de cautionner cette illégalité et les autres membres de cette réunion lui ont signifié que son refus va lui
couter cher (menace).
Avec ce clin d’œil, la défense lie cette réunion aux montages de cette affaire.
Pour le colonel Jean Ngendanganya, il est cité dans plusieurs rapports des cas de torture lorsqu’il était encore à la Documentation mais dans ce
procès de Radjabu et coaccusés, il avait torturé Mr Kagabo pour lui extorquer les aveux.
Actuellement de petites réunions se font par ci par là par ces mêmes autorités pour voir comment ils peuvent éviter cette comparution, certains
se sont même déjà convenus de faire tous leurs possibles pour que la Radio Publique Africaine (RPA) ne puisse pas venir témoigner et disent qu’elle
va se ranger aux côtés des accusés.
Ces gens oublient que lorsqu’il fallait utiliser la RPA pour propager leurs mensonges, tous les coups étaient permis, et maintenant cette radio
n’émette plus sur la même longueur d’onde avec ces fossoyeurs des droits et libertés, la RPA est à abattre.
Il y a deux semaines, une autorité d’une grande institution du pays a failli perdre sa vie parce qu’il avait suggérer de libérer l’Hon Radjabu pour
limiter les casses que le parti Cndd-Fdd subit du jour au jour. C’était dans une petite réunion faite par les cadres de ce parti à Bubanza dans un
hôtel construit par ce même général et cette personnalité a vu la mort en face car un général ex-FDD lui mis son revolver sur la tempe. Ce général
menaçait d’effacer cette personnalité de la surface de la terre. Cette dernière a eu la vie sauve suite à l’intervention des autres participants qui
ont supplié ce général. Après cet incident, cette personnalité est partie de Bubanza sans dire au revoir et est arrivé à Bujumbura très tard la nuit.
Une fois de plus, l’affaire a été remise à ce lundi 16 février 2009 à 8 heures 30 minutes.
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