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 Actualités

Crise énergétique : les activités économiques sont au point mort
 Le 18 septembre 09

Les perturbations électriques qui s’observent ces derniers jours en Mairie de Bujumbura ont des conséquences très néfastes. Les appareils électroménagers sont régulièrement abîmés tout comme les activités génératrices des revenus qui sont paralysées.

Dans les salons de coiffure, les activités sont paralysées et n’ont plus de recettes alors qu’à la fin du mois ils doivent payer le personnel et le loyer. C’est le même cas pour les vendeurs du lait qui ont perdu plusieurs litres de ce produit alors qu’ils n’ont pas d’argent pour se procurer des groupes électrogènes. Dans les alimentations, on observe la péremption des produits alimentaires et la mise en panne des mobiliers qu’on branche et qu’on débranche aussitôt.

Les habitants des quartiers du Nord de la capitale Bujumbura qui vivent des métiers qui nécessitent de l’électricité sont en chômage forcé depuis deux semaines. Ce sont notamment ceux qui travaillent dans les salons de coiffure, les boucheries, les ateliers de soudure, les studios d’enregistrement, les secrétariats publics, les cybers café, bars, restaurants et bien d’autres. Les mêmes habitants craignent qu’ils risquent de basculer dans les activités illicites pour essayer de vivre.

Ces commerçants demandent à la REGIDESO de faire de son mieux pour trouver une solution à ces problèmes.

Les habitants de Bujumbura étaient habitués au phénomène de délestage. Mais ce n’était jamais aussi important qu’aujourd’hui. Et la situation risque de perdurer.

Les hôpitaux du Burundi font face à un problème sérieux de manque d’oxygène. Cela est dû aux fournisseurs en oxygène de ces hôpitaux qui ne parviennent plus à produire la quantité suffisante d’oxygène. L’hôpital Roi Khaled est approvisionné à compte goutte en oxygène, ce qui est à l’origine de la rupture du stock. Le bloc opératoire n’accueille que des cas d’urgence et les opérations programmées sont suspendues.

A l’hôpital Prince Louis Rwagasore, il y a carrément rupture de stock d’oxygène et les cas d’urgence sont transférés dans d’autres hôpitaux. Face à cette situation, les patients ne savent plus à quel saint se vouer puisqu’ils se voient refuser leur droit le plus fondamental d’être soigné.

Pour pallier au déficit énergétique observé ces derniers jours, le ministre de l’énergie et des mines, Mr Samuel Ndayiragije, annonce que le gouvernement envisage d’acquérir des centrales thermiques. Il précise, néanmoins, que le tarif sera revu à la hausse. Notons que cette solution est attendue dans quatre ou cinq mois.