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Un crime économique structuré avalisé par les parlementaires burundais.
Le 26 Août 08
L’assemblée Nationale du BURUNDI soutient les magouilles du pouvoir de volatiliser le produit de vente offert par le NIGERIA !
En lisant et relisant l’article publié récemment par l’hebdomadaire burundais « l’Aube de la Démocratie » sur les pétrole nigérian, il y
a sincèrement de quoi verser des larmes. Entendre les élus du peuple soutenir l’idée de confier les fonds de l’Etat à une seule personne
de surcroît le Magistrat Suprême de la République pour qu’il continue à les gérer en violation flagrante des normes et principes élémentaires
des Finances publiques, c’est vraiment triste et révoltant.
On se souviendra qu’à la veille de l’indépendance, Son Altesse le Prince Louis RWAGASORE s’était entouré d’hommes intègres et patriotes, hutu
et tutsi confondus.
Malheureusement peu après sa mort, cette classe s’est éclipsée pour se transformer en groupes ethniques MONROVIA et CASABLANCA… la suite on la connaît.
Trente ans plus tard, c’est-à-dire à la veille de l’avènement de la démocratie au Burundi, Son Excellence le Président Melchior NDADAYE s’entoura
de démocrates hutu et tutsi confondus. C’était une ère d’espoir qui s’installait au Burundi. Malheureusement, les ennemis de la démocratie
n’hésitèrent pas à plonger le pays dans le sang et la souffrance sans fin. On assista ensuite à la création des groupes politico-ethniques G7 et G8.
Douze ans après, les burundais lancèrent un ouf de soulagement. En effet, l’installation au pouvoir du régime CNDD-FDD avait fait croire à la
majorité du peuple burundais que les temps de l’injustice, de l’inégalité, de la marginalisation de certains groupes sociaux, des malversations
et du pillage des deniers publics, de la corruption étaient révolus. Cependant, une année plus tard, on se rendit compte que ces gens qui nous
gouvernement actuellement font pire que tous les précédents régimes politiques confondus.
Crime économique
S’il est vrai que tous ces régimes politiques qui se sont succédés au pouvoir de 1962 à 2005 n’ont pas été à la hauteur des attentes du peuple
alors celui de 2005 est, à ce jour, loin en deçà des espoirs placés par la population burundaise lors des élections.
Depuis lors, la famine s’est installée de façon permanente dans tous les ménages, la corruption et d’autres malversations financières saignent
à blanc l’économie nationale, les femmes et les enfants particulièrement meurent de simples maladies curables…
Cet argent en provenance du Nigeria aurait servi à soigner des burundais contre la malaria, la tuberculose, le sida malheureusement, il est
illégalement empoché par certaines personnes. J’appelle cela un crime économique structuré et organisé à l’encontre des orphelins, veuves, handicapés…
Ces députés qui ne cessent de nous étonner osent, sans honte, exiger que l’on confie au Chef de l’Etat burundais, pour la seconde fois, le
pouvoir de gérer comme il l’entend tout le produit de vente du pétrole nigérian au lieu d’exiger que le Président vienne s’expliquer sur
l’Accord signé avec la société nigériane MGG NIGERIA.
Inacceptable dans un Etat de droit
Nous devons nous lever pour combattre cette manoeuvre dont l’objectif est de se servir des moyens de l’Etat pour la campagne électorale 2010.
Personne ne pourra oublier qu’une équipe dirigée par Monsieur WAGARA Melchior et Monsieur Dieudonné KWIZERA de connivence avec MGG NIGERIA
dirigé par un certain AKPAN EKPEN a été mise en place pour une affectation exceptionnelle et privée de toute la manne pétrolière que le
Nigeria offre au Burundi.
La banque Mondiale et le FMI doivent aider le peuple burundais à dénoncer publiquement les magouilles du régime en place. Le Nigeria aussi
doit être informé que le produit de vente de ce pétrole n’a jamais été mis au service du peuple burundais.
Les élus du peuple devraient mettre en place une commission d’enquête parlementaire à l’instar de celle qui a été créée pour le dossier FALCON 50 afin :
- de convoquer les Ministres concernés à savoir ceux en charge des Relations Extérieures, des Finances, du Commerce pour expliquer à la
Communauté nationale le contenu du contrat signé avec la fameuse société nigériane MGG Nigeria et la gestion des fonds y relatifs.
- d’exiger la mise en place d’un audit national et ou international pour vérifier les comptes y relatifs et en même temps auditionner tous
ceux qui ont participé de près ou de loin au pillage systématique du produit de vente des barils que le Nigeria a accordé au Burundi
depuis 2005 notamment Monsieur Martin MBAZUMUTIMA, Melchior WAGARA et Dieudonné KWIZERA…la liste est longue.
Enfin, le Président NKURUNZIZA devrait s’éloigner de ces gens aux mains sales mais qui, grâce à leurs intrigues, sont devenus les conseillers
les plus écoutés de la Cour. Que peut-on réellement attendre de l’entourage du Chef de l’Etat de KWIZERA, de NTAKARUTIMANA, de RURIMIRIJE,
de WAGARA, de TWAGIRAMUNGU et de MPOZAGARA ?
D’où un minimum de nettoyage à la Cour est nécessaire. Le même nettoyage s’impose à la Sûreté Nationale où l’incompétence, l’arrogance,
le pillage, des deniers publics, la brutalité et les assassinats sélectifs qui caractérisent le Service des Renseignements burundais sous le régime CNDD-FDD.
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