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Cndd-Fdd, Congrès ou affiche des manoeuvres antidémocratiques
 Le 26 avril 10

Ce samedi 24 avril, le parti au pouvoir, Cndd-Fdd, a tenu son congrès national dans la salle de l'OCIBU. Ce congrès n'a pas eu un engouement des bagumyabanga comme dans d'autres partis d'opposition (rien que 1669 congressistes).

La préparation et la supervision de ce congrès était sous la charge du patron des renseignements burundais, le général Adolphe Nshimirimana.

Bien avant la tenue de ce congrès, ce dernier avait déjà annoncé la seule candidature du président sortant Pierre Nkurunziza. Selon les informations en notre possession, lorsque le même général avait fait le déplacement, il y a deux semaines déjà, dans la province de Mwaro pour rendre visite aux familles des démobilisés ex-FDD; il leur a annoncé la candidature de Nkurunziza et leur a demandé de soutenir aussi cette candidature.

Pendant la préparation de ce congrès, les organisateurs étaient très inquiets de la manière dont le congrès devrait se dérouler et se sont résolus de prendre les précautions de bloquer les autres candidatures pour que Nkurunziza soit candidat unique.

Et pour éviter d'autres surprises, ils avaient décidé de procéder au vote à mains levés, la procédure qui a été sous l'oeil vigilant des agents de la Documentation, de la milice Imbonerakure et du président Nkurunziza qui était devant les congressistes; une façon de surveiller leurs comportements.

Ils ont tout préparé jusqu'aux moindre détails pour éviter de mauvaises surprises.

Les observateurs qui ont voulu garder l'anonymat nous ont confié qu'ils ont été désolé de voir les congressistes habillés en T-Shirt avec l'effigie de Nkurunziza avant le début du congrès. Cela a montré que les résultats de ce congrès étaient déjà planifiés.

La démocratie n'a pas triomphé dans ce congrès et le Cndd-Fdd mérite d'être appelé "Conseil National Antidémocratie - Force Antidémocratie".

Celui qui était pressentis capable de changer l'enchainement de cette mascarade de démocratie est le président officiel de cette formation politique, Mr Jérémie Ngendakumana, mais il était déjà écarté dans la préparation de ce congrès et cela depuis qu'il ne bénéficie plus de son immunité parlementaire.

Il n'a pas osé lever son doigt par peur de subir le sort de son prédécesseur, l'honorable El Hadj Hussein Radjabu.

Jérémie Ngendakumana a opté de jouer le jeux et a déclaré qu'il est satisfait sur toutes les lignes de réalisations du président Nkurunziza pendant les cinq années qu'il vient de passer à diriger le Burundi.

Beaucoup d'observateurs se sont posés les questions de savoir si Jérémie est aussi satisfait par:

- la vente du Falcon 50,
- massacre de Muyinga et Kinama et la couverture des bourreaux,
- la protection des assassins d'Ernest Manirumva,
- violation massive de droit de l'homme,
- le pétrole nigérian,
- les budgets des ministères à la présidence (2 milliards de Fbu),
- jouer à l'escargot devant les difficultés que traverse le pays,
- dossier Intrepetrole,
- ...

Il n'y a eu aucune surprise car depuis février 2007, c'est le président Nkurunziza qui dirige le Cndd-Fdd.

Selon les témoignages que nous avons recueillis auprès de bagumyabanga, les membres de la milice Imbonerakure ont agressé les autres membres qui n'ont pas appuyé cette candidature de Nkurunziza depuis le début. Cette attitude est souvent appelé "se tirer une balle dans son pied"; ces membres agressés vont-ils donner leurs voix au candidat Nkurunziza?

"Rien de surprenant, ... tout avait déjà été joué d'avance par le conseil des sages" , a indiqué un congressiste.

Beaucoup de gens sont maintenant convaincus que dans ce parti au pouvoir, le Cndd-Fdd, n'est plus un parti démocratique comme ses 4ème et le dernier alphabet le précisent.

Depuis Février 2007, ce parti est confronté à une crise grave qui a causé une cassure devenue irréparable et une partie de ses bagumyabanga se sont remis à la justice mais le dossier reste toujours dans les tiroirs de la justice et la patronne de le Cour Suprême ne sait plus comment clôturer ce dossier.