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La société civile veut s'impliquer dans le processus électoral au Burundi
 Le 17 septembre 09

La société civile et les médias comptent renforcer leur partenariat en vue de bien accompagner les élections de 2010. C’est à ce titre que la Coalition de la Société Civile pour le Monitoring des Elections (COSOME) et le Forum pour le renforcement de la société civile (FORSC) ont organisé ce mardi 15 septembre 2009 une conférence débat sur le rôle de ce partenariat pendant la période électorale.

Ces deux grandes associations de la société civile burundaise entendent jouer dans la préparation, l'organisation et le déroulement d'élections "libres, transparences, équitables et apaisées" d'ici l'été 2010.

"Ce partenariat avait permis, en 2005, aux burundais, aux acteurs socio- politiques et à la communauté internationale d'être satisfaits du processus, de son déroulement et de ses résultats", a rappelé à l'occasion le président de la COSOME, Jean Marie Vianney Kavumbagu.

"L'union faisant la force, dans la prise de mesures et actions préventives des dérapages électoraux, un tel partenariat pourrait encore apporter en 2010 une précieuse contribution aux résultats escomptés et attendus par les Burundais et leurs partenaires", a-t-il souligné en substance.

"La COSOME s'en réjouit d'autant plus que d'autres signes encourageants du contexte socio- politique ont été enregistrés au cours du premier semestre", a-t-il poursuivi, en relevant, notamment l'aboutissement heureux des négociations entre l'Etat burundais et les forces nationales de libération (FNL), l'intégration des membres de cet ancien mouvement rebelles dans les institutions politiques, administratives et militaires, la libération des prisonniers d'opinion, l'organisation des cadres de dialogue au cours desquels la population ainsi que les différents partenaires politiques et de la société civile ont été associés pour discuter des questions qui hantent le Burundi.

"Toutefois, des difficultés contextuelles pouvant nuire au bon déroulement des élections persistent et c'est ainsi que, à titre illustratif, la COSOME a relevé au cours du premier semestre 2009, de nombreux cas de vols criminels à main armée, d'assassinat ciblés dont celui du vice-président de l'observatoire de lutte contre la corruption, les malversations économiques (OLUCOME), Ernest Manirumva", s'est inquiété M. Kavumbagu.

Le délégué général du FORSC, Pacifique Nininahazwe a, quant à lui, estimé à au moins 26.000 le nombre d'observateurs dont aura besoin la société civile pour bien suivre le déroulement des élections générales de 2010 au Burundi.

M. Pacifique Nininahazwe a aussi poursuivit, la société civile a entre autre mission sur l’éducation civique des électeurs, l’observation du processus électoral et la formulation des demandes de la population. Pour lui, la société civile ne doit en aucun cas être confondue avec l’opposition politique car elle ne poursuit jamais la conquête du pouvoir mais aucune question intéressant la vie des citoyens ne pourrait lui échapper.

En 2005, le FORSC était l'organisation de la société civile la plus visible et active sur le terrain des élections et n'a pu couvrir que 30% des bureaux de vote, selon la même source. Les participants ont demandé aux médias de rééditer les exploits de l’année 2005, tout en déplorant les relations mal définies entre le ministère de l’Intérieur et la CENI. D’après le conférencier Jean Bosco Nduwimana, le journaliste est appelé à être clair vis-à-vis de lui-même et doit s’armer du respect de l’éthique et de la déontologie surtout en période électorale. Il estime en outre que le professionnel des médias agit dans le seul cadre de son métier et que la recherche de la vérité ne fait pas de lui un juge. Le journaliste est enfin invité à refuser les cadeaux des politiciens quoi exerçant sur un socle économique plus fragile.

Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Pierre Claver Ndayicariye, la presse et la société civile burundaise sont des garants du triomphe de l’intérêt général. Quant à la meilleure victoire aux élections, c’est celle qui permet de préserver la paix de toute la nation et un développement intégral.

Il est à signaler que cette activité a coïncidé avec la journée internationale dédiée à la démocratie.