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COMMUNIQUE No 29 DU 27 OCTOBRE 2008, DES REPRESENTANTS DU PEUPLE EPRIS DU RESPECT DE LA LOI SUR L’INCARCERATION ARBITRAIRE DE L’HONORABLE EL HADJ HUSSEIN RADJABU DE PLUS DE 18 MOIS.
Le 01 novembre 08


Cette journée du 27 Octobre 2008 nous rappelle le dix huitième mois d’emprisonnement arbitraire de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu suite au montage grossier, et à l‘instabilité du Parti CNDD-FDD découlant du non respect des textes qui le régissaient avant le Congrès illégal du 7 février 2007. Ces montages de toutes pièces sont les résultats d’une pire conspiration du Service National des Renseignements. De ces montages, des intimidations et procès opposant le Ministère Public à certains Cadres du Parti CNDD-FDD qui avaient désapprouvé les résultats issus du congrès de Ngozi, et à tous ceux dont ce Service voulait utiliser pour servir de pont, ont bel et bien eu lieu. A ces gens, des tortures et autres traitements inhumains et dégradants leur ont été infligés pour les contraindre à accepter les offres de montage grossier du Service National des Renseignements à charge de ces cadres. En plus de la renégation des valeurs démocratiques au Burundi, les attitudes et démarches qui ternissent l’image du Pays dans le concert des Nations sont devenues monnaie courante.

De ce motif, nous, Représentants du Peuple Epris du Respect de la Loi, voudrions porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :

1.   Considérant les intimidations et harcèlements faits à l’endroit des Députés empêchés d’exercer leur mandat populaire ainsi que l’attitude belliqueuse du Corps de la Magistrature à l’égard de certains de leurs dossiers,

2.   Considérant la gestion calamiteuse des fonds publics

3.   Considérant la régression du niveau d’éducation manifestement observable dans l’enseignement primaire et secondaire,

4.   Considérant l’attitude affichée par le Gouvernement quant à la promotion du domaine du Sport,

Constatons que :

1.   Certains officiers hauts gradés et Cadres des ex FDD œuvrant pour le compte du Service National des Renseignements et de la Police Nationale travaillent de concert avec certains magistrats pour intimider et harceler certains parmi les 22 Députés empêchés d’exercer le mandat leur dévolu par le Peuple, bien que la Communauté Internationale soit au courant que leur radiation s’est faite au mépris des prescrits légaux et réglementaires. Ce comportement s’illustre par les intimidations et interrogatoires astreints à l’Honorable Aline NITANGA par Monsieur Willy NYAMITWE, ancien Conseiller en matière de Communication du Président de la République, travaillant à l’instant pour la Radio REMA FM ; qui ne cesse de s’ingérer dans les affaires militaires et policières sans titre ni droit. L’autre cas frappant s’est révélé dans la brutalité enjointe à l’Honorable NZOMUKUNDA Alice pour perturber les activités de son Parti. Des intimidations pareilles se sont manifestées à l’endroit de l’Honorable Théophile MINYURANO qui a été écroué dans la maison d’arrêt par le fait qu’il a demandé à son locataire, un juge de pouvoir payer les frais de loyer échu avant son déménagement. Le rubicond des comportements indignes à l’endroit des Elus du peuple a été dépassé quand, en date du 07 octobre 2008, les Honorables EL HADJ Hussein RADJABU et Gérard NKURUNZIZA, ont été aspergés des gaz lacrymogènes pendant que l’Honorable Pasteur MPAWENAYO, en plus de ces gaz, fut transporté vers la prison de Rutana les bras menottés.
D’autres cas d’intimidation proférées par certains de ces Officiers via les appels téléphoniques ou des entretiens à l’endroit de certains des 22 Députés sont visiblement remarquables dans ce qu’ils appellent intercession au Chef de l’Etat afin qu’ils bénéficient de son pardon. A ce sujet, ils n’hésitent même pas d’utiliser le terme « mort » une fois le mot emprisonnement échoue. Nous nous rendons compte que le chef de fil de ce courant dans FDN est le Général de Brigade NIYUNGEKO Juvénal alias KIROHO sans oublier d’autres officiers de la Police et du Service National des Renseignements. Ces derniers ont pris l’intimidation comme leur métier. Ces même officiers ont intimé l’ordre à tous visiteurs de l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu de se faire enregistrer dans registre dans le seul but de faire des fabulations à leur encontre comme cela fut le cas pour ceux qui étaient accusés faussement d’atteinte à la Sûreté Intérieure de l’Etat après avoir fait monter faussement leur visite chez cet Elu du Peuple. Ce comportement a fait que l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu se limite dans ses droits de visite pour protéger ses visiteurs ; cela débuta le jour où un Sénateur qui fut Chef de l’Etat est allé lui rendre visite.
Pour les procès RPS 68, RAP32.et RPS 66, un Politicien et membre influant du CNDD-FDD a fait savoir devant la presse que la Justice s’y est déjà attelée et a embrouillé ces dossiers ce qui laisse ainsi transparaître la main de ce Parti au Pouvoir sur la Justice Burundaise occasionnant la non fixation, en audience publique de ces dossiers susmentionnés. Nous remarquons que celui qui ne partage pas l’opinion avec les membres du Parti au Pouvoir est traité comme déstabilisateur.

2.   Pour ce qui concerne la gestion de la richesse du Pays, certains Conseillers à la Présidence de la République se montrent trop actifs dans la vente des biens de l’Etat et s’activent aussi dans les services qui exigent beaucoup de dépenses à l’Etat sans consultations préalable des Ministres concernés. Ces derniers n’apparaissent qu’au moment des signatures. Le détournement des minerais constaté dans la commune de Vumbi en Province de Kirundo revient à la mauvaise fois de certaines autorités civiles, judiciaires, policières sans oublier les éléments du Service national des renseignements au niveau provincial. On notera à ce sujet que malgré la vaillance de l’Administrateur communal et du Ministre ayant les mines dans ses attributions pour faire rentrer ces minerais dans la caisse de l’Etat les personnalités ci hautes citées ont fait ombrage à cette noble action.

3.   Le programme de la construction des écoles au mépris des minima exigés en la matière s’écroulent et blessent les écoliers et les élèves dans certaines localités. Les rapports entre les Enseignants et l’Etat ne sont pas au bon fixe. Les lamentations et les grèves répétitives alimentent ces rapports.

4.   La préoccupation de l’Etat dans le domaine sportif semble inexistante Le Pays se voit toujours humilié dans des compétitions internationales. Malgré l’effort fourni par la FFB dans la préparation des compétions, l’aide de l’Etat laisse à désirer. Ici nous faisons allusion au Ministère de la Jeunesse et du Sport dont son intervention reste imperceptible à l’endroit de la FFB et les conséquences néfastes se répercutent sur l’équipe nationale de football, "Intamba mu Rugamba", une équipe de jeunes très talentueux.

Après cette analyse, Nous, Représentants du Peuple Epris du Respect de la Loi, portons à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :

1.   Le Pouvoir en place doit savoir que tout citoyen a le droit d’exprimer ses opinions politiques y compris les Députés qui ne partagent plus les mêmes opinions avec le Parti au Pouvoir. Ainsi, les intimidations faites par certains officiers de la Police et de la FDN travaillant pour le compte du Parti CNDD-FDD à l’endroit de ces Elus Députés doivent cesser au même temps que le slogan selon lequel les instructions émanent du haut "N’amategeko yavuye hejuru" n’a plus de sens et doit impérativement cesser; le procès des tueries de plus de trente citoyens de Muyinga est et demeurera un exemple éloquent pour ces Officiers.
Nous demandons à ce que les 22 députés soient respectés dans leur intégrité physique et dans leurs biens car il s’est avéré que ces Elus ont été dépouillés de leurs biens injustement. Même si l’Honorable MINYURANO Théophile a été libéré, il reste toujours la cible d’intimidations et sa sécurité est mise en péril pour ses convictions politiques. Pour lui et pour les autres Députés qu’ils soient emprisonnés ou en libertés, nous portons à la connaissance de tous qu’un plan ignoble de perturbation de leur intégrité physique, médité et mis sur pied avant leur limogeage à cause de leur ligne politique ; leur avant goût n’est autre que les attaques aux grenades perpétrées aux domiciles de certains d’entre nous ; le Peuple Burundais et les protecteurs de droit de l’homme en sont témoins. Nous demandons la transparence dans les procès RPS 68, RPS 66 na RAP 32 pour que la loi soit intronisée et agit en toute lettre sans main mise du pouvoir et du Parti dont il est issu qui cherche la force perdu dans le pouvoir judiciaire en le traînant dans la boue ; le Burundi est un Etat démocratique où la divergence politique devraient être une richesse.

2.   Les Ministres du commerce, du transport et des postes et télécommunications ayant respectivement la SOSUMO et l’ONATEL dans leurs attributions au même titre que les autres Entreprises existantes ou en projet, le Ministre des Relations internationales et des finances qu’ils sachent que nous suivons de très près les irrégularités commises dans la vente des Entreprises étatiques et de certains matériels comme les numéro d’Immatriculation sans respect d’aucune règle ; s’ils n’influencent pas l’arrêt immédiat de ces magouilles, nous leur considérons en conspirateurs si non qu’ils décrient ces malversations.. Nous félicitons l’Administrateur communal de Vumbi au même niveau que le Ministre ayant les mines dans ses attributions dans leur tentative noble de lutter contre le vol des minerais détenus dans Kirundo et décrions ce vol dont la responsabilité revient aux responsables judiciaires et policiers qui tenteraient de porter ces charges aux policiers de 3ème classe ; c’est ce que nous suivons de près parce que les enquêtes en cours menées par le Parquet Général semblent vouloir obscurcir le dossier. Nous avons suivi le rapport sur les malversations au sein de la DDR ; nous attendons la décision de la justice avant de nous exprimer là-dessus car ce rapport n’est pas le premier que l’Inspection Général de l’Etat a déjà mis au grand jour sans suite judiciaire.

3.   Que les écoles qui s’écroulent soient une leçon pour le pouvoir afin de donner un accent particulier sur la résistance des constructions. Le matériel de construction est mal distribué pour ne pas dire son détournement. Vaut mieux la construction de peu d’écoles respectant les normes que beaucoup qui mettent en danger la vie des enfants. L’interaction entre l’Etat et les Enseignants doit être parfaite c’est pour cela que nous demandons que l’Etat honore son engagement en mettant en application ce qu’il a promis à l’autre partie pour que des grèves incessantes qui affectent l’éducation des enfants prennent fin. Nous demandons également que le remplacement des directeurs d’écoles accusés de ne pas appartenir au parti CNDD-FDD cessent car un tel comportement ne fait pas évoluer notre système d'enseignement.

4.   Le Ministre de la jeunesse et du sport est appelé à savoir qu’il est le Représentant au sein de l’équipe gouvernemental des amateurs et Responsables des différentes Fédérations et Associations Sportives. Tous les représentants du pays dans les différentes compétitions sportives, régionales ou internationales, méritent des frais de mission au même titre qu’un fonctionnaire de l’Etat en mission à l’étranger. Compte tenu de l’horreur observée dans le football burundais que ça soit dans l’équipe nationale ou dans les équipes locaux qui représentaient le pays aux compétitions internationales, nous demandons que le Ministre et le gouvernement entier prennent soin des joueurs de l’équipe nationale et mettent en avant l’esprit de dialogue pour une collaboration fructueuse avec la FBB.
Nous remercions les dirigeants de la FFB pour leurs bons rapports de partenariat avec la FIFA et remercions cette Fédération Internationale de Foot dans toutes ses initiatives en vue de la promotion du football burundais.

En conclusion, Nous, Représentants du peuple épris du respect de la loi,

Sommes dans l’obligation de remercier l’Union Interparlementaire pour sa préoccupation affichée dans la protection des droits des parlementaires à travers le monde, y compris ceux du Burundi qui se sont heurtés à beaucoup de problèmes depuis 1993 jusqu’à nos jours, certains ayant même perdu leur vie, les autres ayant été victimes de plusieurs attaques et intimidations. La plupart du peuple burundais a manifesté leur satisfaction à la clause de sa 183 ème session sur le cas des vingt deux Députés illégalement limogés aux seuls intérêts du CNDD-FDD. Quant aux propos dénigrants de l’Honorable Jérémie Ngendakumana qui s’est montré opposer à la résolution de l’Union Interparlementaire, nous n’avons rien à nous exprimer sur ce d’autant plus qu’il s’agit d’un Député comme tant d’autres ; seuls les dire du président de l’Assemblée attireraient notre réaction.

Fait à Bujumbura, le 27 Octobre 2008

Pour les Représentants du Peuple Epris du Respect de la Loi

Hon. Déo NSHIMIRIMANA, Porte parole

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