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| ActualitésCOMMUNIQUE No 28 DU 27 SEPTEMBRE 2008, DES REPRESENTANTS DU PEUPLE EPRIS DU RESPECT DE LA LOI SUR L’ETAT CARCERAL DE L’HONORABLE EL HADJ HUSSEIN RADJABU 1. Attendu que le déni de la démocratie demeure fort discernable à travers les limogeages abusifs de certains administrateurs communaux et des membres de différents Conseils communaux ; les cas illustratifs étant ceux des communes de Mugina, Rumonge et Ruyigi respectivement dans les province de Cibitoke, Bururi et Ruyigi ; la révocation de 22 Députés au mépris de la constitution ainsi que leur remplacement qui n’a respecté aucune loi ; le musellement des formations politiques dites de l’opposition, intimidations proférées à l’endroit de paisibles citoyens, des journalistes, des membres de la société civile et des organisations des Droits de l’Homme, 2. Considérant le caractère partisan du pouvoir judiciaire résultant de l’immixtion de l’Exécutif, 3. Considérant l’humeur qu’a suscitée le cadre de dialogue et de concertation entre les partenaires nationaux, 4. Tenant compte de certains désarrois, notamment la délicate gestion des deniers publics, qui ont entaché le pouvoir quant à la bonne gouvernance, et surtout la privatisation outrée des entreprises de l’Etat qui se fait au grand jour, 1. La Démocratie connaît une chute aux enfers au Burundi. Les organes dirigeants du parti CNDD-FDD étouffent ceux organes de l’Etat, semant la haine, incitant à la vengeance, nourrissant des montages de toutes pièces, des intimidations et utilise certains éléments du Corps de défense et de sécurité pour museler le peuple burundais. 2. La majorité du peuple burundais déplore le reniement de Justice face à des préoccupations cruciales. Nous citons ici le manque de diligence du tribunal militaire et de la cour suprême sur le dossier des tueries sélectives d’une trentaine de paisibles citoyens de la Province de Muyinga. D’aucuns s’inquiètent de la lenteur délibérée fort observable dans le traitement de certains dossiers judiciaires qui, naguère ne peuvent être vidés dans les délais impartis. Force est de constater que certains juges du parquet ne prestent pas dans la lumière de l’Indépendance de la Magistrature car, les organes de la loi travaillent pour le compte de l’Exécutif et du parti au pouvoir en vue de harceler et emprisonner, au mépris total de la loi, d’honnêtes citoyens qui osent s’exprimer. La plupart des citoyens à opprimer sont les politiciens, les journalistes, les membres de la société civile, les défenseurs des Droits de l’Homme ainsi que tous ceux qui s’inscrivent en faux contre les malversations et détournements des deniers publics. 3. La quasi-totalité du peuple burundais soutient indéfectiblement le cadre de dialogue et de concertation entre les partenaires nationaux, même si l’objectif visé reste loin de la mise en application. 1. Le Premier vice-Président de la République en charge des Ministères impliqués manifeste peut de volonté à remédier à ces ignominies qui ternissent l’image du pays. Même si son parti d’origine, l’UPRONA, a quelque fois pointé du doigt sur certaines exactions, l’on note aujourd’hui qu’il prend ses réserves quant au rôle que devrait jouer le Premier vice-Président pour promouvoir le respect des principes démocratiques au Burundi. 2. Tout burundais épris de l’amour de sa patrie et qui veuille redorer l’image du Burundi dans le concert des nations se réjouira de voir le Burundi au chemin d’une justice saine et équitable pour tous les citoyens, sans discrimination entre le gouvernant et le gouverné. Nous encourageons tout le peuple burundais de toujours plaider pour l’indépendance de la magistrature afin que tout justiciable obtienne un procès équitable. 3. Une grande partie de la population accuse d’irresponsable surtout aux politiciens qui, malgré de multiples occasions de conciliabules, ne cessent d’entretenir la haine entre burundais et d’inciter les organes administratifs et sécuritaires à harceler ou intimider tel ou tel autre groupe politique ou social. 4. Les burundais n’ont aucun espoir qu’un jour les grands dossiers économiques qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive seront vidés en toute transparence au moment où Monsieur Isaac BIZIMANA, ex-Gouverneur de la Banque de la République, reste toujours emprisonné pour des accusations du dossier interpétrol, et que selon des sources dignes de foi, un mandat d’arrêt international serait lancé à la recherche de Madame SINANKWA Denise, ancien Ministre des Finances, pour le même dossier. C’est notre profond souhait que sur ce dossier, les responsabilités de chacun soient établies afin d’acquitter les innocents et punir les coupables. L’espoir de mettre la vérité de la vente illicite du jet présidentiel le Falcon 50 au grand jour est également loin parce que l’Assemblée nationale qui a l’affaire en main est taillée sur mesure de l’Exécutif. Les Représentants du Peuple Epris du Respect de la loi ont le droit de suivre de près le déroulement de l’enquête pour savoir ses dénouements, et demandent la publication du rapport parlementaire déjà confectionné. Burundi Transparence
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