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 Actualités

La mise en place d'une commission nationale indépendante des droits de l'homme accuse du retard
(Source: Forsc)  
 Le 24 août 10

Mlle Chantal Mutamuriza
La mise en place d'une commission nationale indépendante des Droits de l'homme au Burundi accuse un grand retard, a indiqué jeudi Mlle Chantal Mutamuriza, chargée des Droits de l'homme au Service international pour les droits de l'homme (SIDH) des Nations Unies basé à Genève.

Mlle Mutamuriza, qui s'exprimait en marge des travaux de l'atelier régional organisé à Bujumbura depuis le 17 août sur le suivi des recommandations de l'Examen périodique universel (EPU) des Etats en rapport avec la situation des droits humains, a rappelé qu'en décembre 2008 à Genève, lorsque le Burundi a été examiné en matière de protection des droits humains, les plus hautes autorités nationales avaient accepté une mise en ouvre rapide d'une recommandation portant sur la création de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme.

Deux ans après, a-t-elle déploré, cette commission si importante pour asseoir une culture des droits de l'homme au Burundi n'a pas encore vu le jour.

Même si les recommandations issues de l'EPU ne revêtent pas une valeur juridique obligatoire, Mlle Mutamuriza s'est réjouie cependant que les autorités burundaises du ministère en charge des Droits de l'homme aient rassuré à l'ouverture de l'atelier que le projet de mise en place de cette commission fera partie des dossiers qui seront analysés prioritairement par la nouvelle assemblée nationale issue des élections législatives du 23 juillet dernier.

Le rôle des organisations de la société civile burundaise, a-t-elle ajouté, devrait être celui de mener un plaidoyer et des consultations auprès du gouvernement dans l'ultime but de donner un coup d'accélérateur à la mise en place de cette commission. Elle a révélé également que le Burundi a accepté aussi les recommandations portant sur la ratification de certains traités tels que la Convention internationale sur les disparitions forcées, le Protocole additionnel à la Convention contre la torture et les Mécanismes de mise en place de la justice transitionnelle.

Mlle Mutamuriza a indiqué que le prochain examen sur le Burundi au sujet des droits de l'homme aura lieu à Genève en 2012 car l'EPU est programmé tous les quatre ans. Entre-temps, a-t-elle dit, les organisations burundaises des droits de l'homme sont à pied d'ouvre pour élaborer ensemble les stratégies de suivi des recommandations allant dans le sens de la promotion et la protection des droits humains.

Elle espère que d'ici deux ans, la Commission nationale indépendante des droits de l'homme aura vu le jour au Burundi.