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Une commission électorale nationale dépendante (cend) vient d’être votée.
Le 15 Février 09
Nous l’avons toujours dit et nous ne cesserons de le répéter. Les noms des membres de ce corps importaient peu. C’est plutôt la loi régissant le fonctionnement de cette commission qui préoccupe les gens bien avisés. Aussi longtemps que ces personnes dépendent de l’Exécutif, qu’ils soient blancs, jaune ou rouges, ils finiront par se soumettre et dépendre du Président NKURUNZIZA qui pourra les démettre à tout moment. Ce qui vient de se passer dénote d’un manque de maturité politique de nos dirigeants des partis qui, pour des intérêts sectaires, donnent priorité à l’accessoire au lieu de l’essentiel.
Plus d’une personne se demande pourquoi ce revirement de dernière minute? Il y a à peine une semaine, les frodebistes et les upronistes par l’intermédiaire de leurs Présidents respectifs l’honorable Léonce NGENDAKUMANA et Mr Aloys RUBUKA criaient sur toutes les radios de Bujumbura et du monde qu’avant d’élire les membres de cette commission, il importait de réviser la loi la régissant. Ils renchérissaient en disant qu’on ne peut pas envoyer quelqu’un labourer aux champs sans lui faire une houe ! Fallait-il commencer par la désignation des membres de la CENI, ou par la loi les régissant ? Qu’en est-il au juste ? Qu’est-ce qui a motivé ce double langage qui caractérise les politiciens burundais ? Tout d’abord, voyons l’appartenance politique des membres qui viennent d’être votés :
- Pierre Claver NDAYICARIYE (CNDD-FDD)
- Marguerite BUKURU (UPRONA)
- Adelaide NDAYIRORERE (UPRONA)
- Prosper NTAHORWAMIYE (FRODEBU)
- Julius BUCUMI (CNDD-FDD)
Des sources non avisées qualifient les deux premiers de membres de la société civile. Archie faux ! Quoique fonctionnaires des organismes non gouvernementales, ceux qui les connaissent bien savent combien ils tiennent à cœur leurs convictions politiques. C’est pour des raisons économiques qu’ils travaillent dans des ONG à caractère apolitique, mais ils restent dans leur fort intérieur attachés à leurs partis d’origine. Ce n’est pas gratuit que NKURUNZIZA les ait choisit. Quant aux trois autres, ce sont des militants à part entière de leurs partis politiques, casquette à l’appui. Encore une fois, il est prouvé noir sur blanc que la CENI vient d’être politisée, qu’elle n’est plus indépendante mais plutôt qu’elle dépend des partis CNDD-FDD, UPRONA et FRODEBU.
Là où le bas blesse, c’est quand ces alliés du parti au pouvoir osent dire que toutes les tendances ont été consultées. Comme si au Burundi il n’y avait que les trois partis seulement. La politique d’exclusion favorise le clientélisme et profite à une fine couche de la société. Chaque fois quand le parti au pouvoir a voulu violer les procédures légales, il s’est appuyé sur les partis ci-haut cités qui, pour un poste politique, ils préfèrent trahir la nation, pourvu qu’un des leurs soit placé quelque part. C’est ça le ventriotisme. Pareil cas est arrivé lors de la destitution de l’honorable Immaculée NAHAYO à la présidence de l’Assemblée Nationale, lors de l’élection des députés membres de l’East African Assembly, lors du remplacement de l’honorable Alice NZOMUKUNDA à la première vice-présidence de l’Assemblée Nationale par l’honorable Irène INANKUYO et dernièrement quand il fallait remplacer l’honorable Didace KIGANAHE par l’honorable Gloriose BARADANDIKANYA. Ces manœuvres qualifiées de « partage de la viande » dans le jargon burundais est imprégné dans les manières de nos hommes politiques à tel insigne que pour les mêmes raisons, les putschistes qui ont exécuté le Président NDADAYE Melchior et ses proches collaborateurs se baladent librement sans ne s’inquiéter de rien.
Notre analyse face à cette situation est que, comme disait OBAMA dans ces slogans de campagne, « WE NEED A CHANGE AND YES WE CAN », il faut arrêter ce virus qui gangrène les politiciens burundais. Une nouvelle génération non encore contaminée doit s’interposer pour imposer le changement de ces vendeurs de la souveraineté populaire. Au parlement, on ne négocie pas pour soit, en tout et pour tout, on parlemente pour le peuple. Une prise de conscience s’avère plus que nécessaire pour endiguer ce mal burundais une fois pour toute.
Il faut tourner cette page qui ne fait que souiller l’histoire du pays jadis illustré par la bravoure, l’amour de la patrie, le refus du vandalisme, du népotisme et de la lâcheté. C’est pour cette raison que le rendez-vous de 2010 est à ne pas rater. Il faut former un noyau à l’écart de ce groupe de mafias. Le changement doit s’opérer d’urgence avec diligence pour sauver cette nation pourtant riche mais mal géré. La jeunesse burundaise est interpellée et doit être au rendez-vous pas pour terroriser ou intimider le peuple, mais pour le délier de ce courant qui le ligote et qui l’empêche de s’épanouir. Tous les yeux sont tournés vers vous, jeunes patriotes et la communauté nationale et internationale vous dit : « IN CHANGE WE BELEIVE, AND YOU CAN !
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