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Une commission secrète nommée par l’hon. S.E. NKURUNZIZA et qui lui ment dans ses rapports     Le 05 août ‘07

La police présidentielle aurait-elle la mission de déstabiliser le pays ?                                                             

Malgré le refus catégorique de la population de se laisser manipuler par des montages de rébellions, le Service National des Renseignements (police présidentielle) ne désarme pas. Par exemple dans la province de Kirundo, les Honorables Gérard NKURUNZIZA, Pascaline MUKERAGABIRO, François-Xavier NSABABANDI et Pascal MUSORO deviennent des cibles de cette police présidentielle pour la simple raison qu’ils n’entendent pas cautionner les résultats du congrès de Ngozi qui est par après devenu la source du désordre dans le parti Cndd-Fdd. Les Députés ci-haut cités ont gardé la sympathie au sein de la population de leur circonscription pour avoir choisi indépendamment de rester fidèles au peuple surtout en témoignant le respect de la loi.

Le Service National des Renseignements (police présidentielle) croie qu’avec les montages de rébellions, tous ces Honorables parlementaires pourraient interrompre leur mandat pour être remplacés par d’autres qui accepteraient d’avaler les mots leur dictés par les pseudos organes du parti fort démembré. D’aucuns se demandent pourquoi les moyens et services de l’état sont abusivement utilisés pour des fins personnelles de quelques individus au sein du parti Cndd-Fdd.

On se souviendra du rapport circonstanciel que l’ex-Gouverneur de la Province de Kirundo avait dernièrement rédigé sous l’instruction d’un autre Député, un certain NZIGAMASABO Jean Baptiste, surnommé "Gihahe", qui a été corrompu avec une somme de 2.000.000 FBU par un fidèle du Président de la République, l’honorable BAREKEBAVUGE Alexis.

Nous apprenons des sources concordantes que le Directeur des Renseignements Intérieurs au sein du Service National des Renseignements, le Colonel NGENDAKUMANA Léonard, accompagné par monsieur Ascension TWAGIRAMUNGU, le Conseiller Principal chargé des missions à la présidence de la république, viennent de passer un bon bout de temps dans les provinces de Ngozi, Kirundo et Muyinga. On ignore toujours les mobiles de ces déplacements que quelques mauvaises langues qualifient déjà se suspects.

Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, le Président de la république avait procédé à la nomination d’une commission clandestine composée de 19 personnes dont la mission serait de vérifier les rumeurs de rébellions et la prolifération des armes à feu dans ces provinces. Le Colonel NGENDAKUMANA Léonard et monsieur Ascension TWAGIRAMUNGU font partie de cette "commission" qui n’est pas connue du public.

Arrivés à Kirundo, le Colonel NGENDAKUMANA Léonard et monsieur Ascension TWAGIRAMUNGU ont arrêté la femme d’un certain hypothétique sergent policier connu sous le nom de Melchisédech, et l’ont conduite à Muyinga où elle est actuellement emprisonnée dans le cachot de la police judiciaire de Muyinga. Des sources proches de la famille de cette femme indiquent que cette dernière a catégoriquement refusé d’avaler les instructions lui dictées par les deux hommes lui demandant de témoigner que les armes saisies au domicile du cousin à Melchisédech avaient été déposées par l’Honorable Gérard NKURUNZIZA. D’autres sources au sein de la police à Muyinga confirme que la femme a catégoriquement nié ce témoignage et déclaré haut et fort qu’elle ne connaissait personne parmi ces Députés.

Rappelons ici que ce Melchisédech est un policier qui a été utilisé par le patron du Service National des Renseignements (police présidentielle), le général Adolphe NSHIMIRIMANA, et le Ministre de l’intérieure, le général Evariste NDAYISHIMIYE, pour aller fomenter des histoires de rébellion à partir de la province de Cankuzo et qui est finalement arrivé à Kirundo en passant par Mwakiro en Province de Muyinga, Tangara en Province de Ngozi pour enfin "se volatiliser dans la nature".

Si le Président de la république nomme une commission chargée de faire des enquêtes et que cette même commission commence à faire des montages pour convaincre au chef de l’Etat que ce qui est fictif existerait plutôt, il y a de quoi à s’interroger sur les vrais mobiles des gens qui entourent le chef de l’Etat. Et s’ils cherchaient la tête de celui pour qui ils feraient semblant de travailler ?

 

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