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La police interdit un conseil communal de se réunir
Le 13 janvier 10
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A Rugombo (Par Puropei) |
La police a empêché le conseil communal de Rugombo en province Cibitoke à tenir sa réunion ordinaire. Cette réunion était convoquée par le président du conseil communal déclaré déchu par certains membres de son conseil communal.
Le 4 janvier 2010, une quinzaine des membres du parti Cndd-Fdd au conseil communal de Rugombo a tenu une réunion à l’issue de laquelle M. Charles Kwiringira Ntuko, Président de ce conseil a été remplacé par M. Coppens Mpawenimana qui était son vice-président. Le gouverneur de la province Cibitoke n’a pas mis son aval sur cette opération.
C’est ainsi que les neuf conseillers du bloc Frodebu qui reconnaissent encore M. Charles Kwiringira Ntuko comme président du conseil communal de Rugombo ont organisé une réunion ce dimanche 10 janvier 2010 mais la police locale les en a empêché.
Le bloc Cndd-Fdd accuse M. Charles Kwiringira Ntuko de manque de collaboration avec les autres membres du bureau de ce conseil communal, ce qui aurait déstabilisé le bureau et tout le conseil communal.
Le même bloc justifie les arriérés de salaires envers le personnel communal par des frais de fonctionnement qui ont été affectés à l’investissement, notamment la construction du collège communal de Rugeregere avec un montant de 7.120.000 FBu alors qu’il était prévu 3.500.000 FBu.
Le bloc Cndd-Fdd promet qu’avec la prévision budgétaire 2010 adoptée par la réunion du 4 janvier 2010, le personnel communal devra très prochainement recevoir le salaire d’un mois sur cinq mois d’arriérés.
Quant à la partie Frodebu, le nouveau président du conseil communal veut notamment récupérer le poste du secrétaire communal dernièrement décédé et gérer près de 110 millions de FBu du financement PRADECS (Projet d’appui au développement communautaire et social) pour la construction d’un stock provincial au chef-lieu de la commune Rugombo.
La population locale indique qu’elle est fatiguée de ce bras de fer qu’elle qualifie de jeux d’intérêts des blocs politiques. Elle interpelle le ministère de l’Intérieur pour trancher sur cette affaire pour en finir avec ces malentendus qui handicapent le développement de leur commune.
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