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Les candidats déjà déclarés et leurs chances !
(Source: Arc en Ciel)  
 Le 09 mars 10

Contrairement aux dernières présidentielles de 2005, celles de 2010 seront très riches en candidats. En effet, au moins six candidats ont déjà annoncé officiellement leur volonté de se présenter aux prochaines présidentielles. Il s'agit de l'ancien président de la République , Domitien Ndayizeye (Frodebu), de l'ancien chef rebelle, Agathon Rwasa (FNL), de l'ancien président de la République , Jean-Baptiste Bagaza (Parena), de l'Honorable Epitace Bayaganakandi (MRC-Rurenzangemero), de l'ancien ministre Casimir Ngendanganya (Palipe-Agakiza) et de l'ancienne deuxième Vice-présidente de la République , l'Honorable Alice Nzomukunda (ADR-Imvugakuri). D'autres noms vont bientôt tomber sous la bannière des partis politiques ou à titre d'indépendant. Mais pourquoi autant de candidatures pour un petit pays comme le Burundi ?

Cette question peut paraître paradoxale, en ce sens que tout acteur politique cohérent avec lui-même et en confiance avec le peuple qu'il s'engage à servir, ne vise que la magistrature suprême. Ce qui fait des élections présidentielles, les plus importantes et les plus convoitées par tous les hommes politiques ayant une idéologie et des idées à défendre avant de les vendre ! Pour le Burundi, en 2005 le Candidat Pierre Nkurunziza fraîchement rentré du maquis, n'avait pas d'adversaire politique et s'était présenté devant l'Assemblée nationale, comme l'unique candidat. A l'époque, personne ne pouvait contester la suprématie du Cndd-Fdd sur l'échiquier politique burundaise. Ce parti était encore très uni, solide et rangé derrière un seul homme, un vrai leader charismatique et visiblement respecté par tous : l'Honorable El Hadj Hussein Radjabu.

Aujourd'hui, l'ancien icône du Cndd-Fdd est en prison, trahi et vendu par les siens. Conséquences : le parti est en perte de vitesse dans plusieurs provinces du pays. Pendant ce temps, il est aussi "atomisé" par bientôt cinq longues années de mauvaise gouvernance politique sans précèdent au Burundi, caractérisées notamment par des malversations financières et économiques, à l'échelle Mobutienne et en toute impunité, une multitude des crimes politiques et crapuleux qui se commettent au grand jour, avec un système judiciaire sous les bottes de l'Exécutif et dont la tendance de certains magistrats serait de se "prostituer" vis-à-vis du pouvoir pour "sauver" sa carrière. Dans ce contexte, un vent de changement est sur toutes les lèvres. Il devient la prière quotidienne de beaucoup de citoyens et certains politiciens en font leur credo pour justifier leur candidature à ces prochaines présidentielles. Mais quelles sont les chances de ces candidats déjà déclarés ?

Le Président Domitien Ndayizeye, le turbo
Sous la bannière du parti Sahwanya-Frodebu, le Président Domitien Ndayizeye tente de retrouver la présidence de la République, avec les prochaines présidentielles. Ce natif de la province de Kayanza, au Nord du Burundi, présente plusieurs atouts qui font de lui l'un des candidats les plus sérieux pour 2010. En effet, il a dirigé la deuxième tranche de Transition post-Arusha (Tanzanie), dans une période très cruciale et difficile pour le Burundi, encore frappé par la guerre civile. Grâce à ses qualités politiques de fin négociateur, le Président Domitien Ndayizeye parviendra à ramener le Cndd-Fdd à la table des négociations, avant de signer à la grande satisfaction de toute la population burundaise, un Accord de Cessez-le-feu avec l'ancien mouvement rebelle du Cndd-Fdd. Ce qui avait ramené la paix sur une bonne étendue du territoire national. Le Président Domitien Ndayizeye est aussi un homme qui sait prendre des bonnes décisions et dans les plus brefs délais, ce qui renforce la sécurité et évite la perte du temps dans des dossiers interminables. Avec un langage clair et direct, le Président Domitien Ndayizeye est bien compris et visiblement apprécié par une bonne partie de la population du Burundi, dans toutes les régions, dans toutes les ethnies et dans toutes les confessions religieuses. Son capital de crédit n'est pas moindre.

Néanmoins, tout n'est pas très clair dans la candidature du Président Domitien Ndayizeye. En effet, il a présenté sa candidature beaucoup plus tôt. Ceci a fait qu'au sein même de son parti, le Sahwanya-Frodebu, le Candidat Domitien Ndayizeye ne serait pas très soutenu par tous les militants, même si au niveau de la présidence du Frodebu, on est pour ce candidat qui se réclame du "changement". Le Président Domitien Ndayizeye, en dépit également de son expérience dans la gestion des affaires de l'Etat, il n'aurait pas beaucoup de chances pour retourner au palais présidentiel. Son parti, le Frodebu, est aujourd'hui en très mauvaise posture sur la scène politique burundaise où il est sérieusement éclipsé par certains partis émergeants, à l'instar de l'UPD-Zigamibanga et le MSD. Pendant ce temps, nombreux analystes politiques de ce pays ont du mal à tracer les frontières entre les responsabilités du Cndd-Fdd et celle du Frodebu, comme d'ailleurs de l'Uprona. Il s'agit d'après leur analyse, de mettre dans le même sac, le Cndd-Fdd, l'Uprona et le Frodebu, trois partis de la coalition gouvernementale. Ils doivent ainsi rester au pouvoir ensemble ou accepter pacifiquement l'alternance ensemble. Ce qui handicape sérieusement le Candidat Domitien Ndayizeye.

Le Président Agathon Rwasa, le fantaisiste
L'ancien Chef rebelle Agathon Rwasa, leader des Forces Nationales de Libération (FNL) est un leader politique très ambiguë et connu sur tout le territoire national. A la tête de l'Institut National de Sécurité Sociale (INSS), il serait aimé par ses subalternes qui nous disent qu'Agathon Rwasa n'est pas le plus mauvais parton que l'INSS ait déjà connu. Même sur le terrain politique, avec une grande campagne de dénigrement orchestrée de l'intérieur de son parti par des milieux proches du pouvoir, Agathon Rwasa est parvenu à se maintenir à la présidence de son parti, avec la bénédiction de plusieurs milieux diplomatiques accrédités à Bujumbura (Burundi). Tout cela démontre, une fois de plus, que Mr Agathon Rwasa ne manque pas des soutiens, au Burundi comme sur le plan international. Mais pourra-t-il briguer la présidence de la République ? Il nous semble que non.

En effet, Agathon Rwasa est sous le coup d'un mandat d'arrêt international dressé depuis quelques années déjà, à cause d'une embuscade tendue par ses combattants, à l'époque de la guerre civile au Burundi, sur la route Bujumbura-Bugarama et dans lequel une ressortissante britannique était froidement assassinée. Sans revenir également sur l'attaque contre le camp des réfugiés banyamulenge de Gatumba (Mutimbuzi), les manières utilisées par Agathon Rwasa pour commander son mouvement, alors au maquis, prouvent à suffisante que cet ancien chef rebelle n'a pas encore les qualités nécessaires pour devenir un dirigeant politique démocratique. Selon plusieurs témoignages concordants, Agathon Rwasa c'est l'homme qui ne digère pas la contradiction et ne permet pas un débat contradictoire. Il a à son actif plusieurs exécutions de ses combattants dont le seul crime était de demander des négociations directes et sans conditions avec le gouvernement burundais.

Pour un pays qui veut réinstaurer la bonne gouvernance et la démocratie, Agathon Rwasa n'est pas encore le candidat recommandable. Pourtant, il a derrière lui des milliers d'incorruptibles. S'il accepte d'aller jusqu'au bout de ces présidentielles, il perdra non seulement les 15 millions de Fbu exigés pour les présidentielles et à chaque candidat, mais aussi toute sa carrière politique tombera à l'eau ! Comme solution de rechange, il peut s'allier avec un autre parti fort de son choix. Et si ce dernier gagne les élections, Agathon Rwasa aura un sursis de cinq ans.

Le Président Jean-Baptiste Bagaza, le sage
Au niveau des réalisations socio-économiques, mêmes les pires ennemis politiques du Président Jean-Baptiste Bagaza sont unanimes : la deuxième république (1976-1987) que dirigeait le Colonel Jean-Baptiste Bagaza, a stabilisé le Burundi sur le plan politique, avant de l'engager sur les rails du développement, d'une manière visible, durable et bien orientée. Ce leader du Parti pour le Redressement National (Parena) a donc décidé de se lancer dans la course des présidentielles, au nom du Parena. Rappelons qu'il n'y a pas très longtemps, le Président Pierre Nkurunziza a présenté sous un tonnerre d'applaudissements, le Sénateur Jean-Baptiste Bagaza, à la population de Rumonge (Bururi) comme étant un dirigeant qui a ouvré pour le Burundi et toute sa population, avant d'ajouter sur ce point, que jusqu'à présent, le bilan du Président Jean-Baptiste Bagaza est inégalable. Ce qui fut également confirmé par un sondage établi quelques années plutôt, par la British Broadcasting Company (BBC), la chaîne internationale. Mais l'Honorable Jean-Baptiste Bagaza peut-il retrouver la présidence de la République ?

Politiquement parlant, c'est très difficile, voire impossible. En effet, les burundais ont du mal à juger leurs hommes politiques sur leur bilan. Peut-être que pour 2010 cette situation va changer. Mais ce qui est certain, sur papier, le Président Jean-Baptiste Bagaza est plus crédible, à le comparer avec tous les autres candidats jusqu'ici connus. Mais en réalité, ça fait presque 23 ans qu'il est constamment terni dans l'opinion burundaise, par une certaine catégorie de gens qui ne veule pas voir son retour aux affaires. On dira par exemple qu'il est devenu vieux et alcoolique. Et qu'il ne serait plus capable de se tenir débout ! Et comme son parti, le Parena, n'est plus actif comme dans les années 1994-2001, il y a des gens qui croient à cela. Mais lorsque le Président Jean-Baptiste Bagaza parle, on sent que les idées sont là et sa volonté de resservir son pays reste intacte, à 65 ans seulement, l'âge où la sagesse et l'expérience se conjuguent au quotidien.

Mais à l'instar du Président Domitien Ndayizeye et du Président Pierre Nkurunziza, candidat potentiel, le Président Jean-Baptiste Bagaza aurait beaucoup de mal à s'imposer démocratiquement comme le prochain numéro un burundais. Les burundais n'acceptent pas encore que "ce sont les veilles marmites qui font de la bonne sauce", même s'ils restent conscients qu'on n'apprend pas à un vieux singe de faire des grimaces ! C'est la contradiction politique au Burundi.

L'honorable Epitace Bayaganakandi, le silencieux
Sous la présidence de l'Honorable Epitace Bayaganakandi, le MRC-Rurenzangemero est un parti qui se maintien en bonne position sur l'échiquier politique burundais. Avec cette présence constante, l'Honorable Epitace Bayaganakandi reste une personnalité très calme et silencieuse, un homme dont même le siège à l'Assemblée nationale ne ferait pas beaucoup de bruits, à en croire un député interrogé par notre Rédaction. Peut-être qu'il s'agit là d'un "défaut" de formation, pour cet ancien gendarme qui a escaladé tous les échelons de l'ex Gendarmerie Nationale, jusqu'à devenir Chef d'Etat-Major Général de la Gendarmerie , avant d'occuper le poste de Ministre de l'Intérieur dans les gouvernements de Buyoya II. Avec 2010, ce n'est pas la première fois que l'Honorable Epitace Bayaganakandi aura tenté d'occuper la présidence de la République. Avec les négociations interburundais d'Arusha (Tanzanie), il aura manqué d'une puce pour devenir le patron de la première tranche de transition. La politique nous réserve souvent des surprises, peut-être que 2010 est une bonne opportunité pour le MRC et son leader, l'Honorable Epitace Bayaganakandi, un Colonel à la retraite qui ne manque pas d'expérience politique.

Mais sur un autre plan, le MRC-Rurenzangemero serait aujourd'hui un parti qui se fissure au profit du MSD et de l'UPD-Zigamibanga. D'après une source très bien informée, plusieurs cadres et pas mal de membre de ce parti auraient "immigrés" vers ces deux partis et l'Uprona continue de recruter dans les rangs du MRC. A en croire la même source, même l'ancien bastion du MRC, la province de Mwaro (Centre du pays) serait déjà tombée dans les mains du MSD ou de l'UPD, mais quoi qu'il en soit, le MRC n'y joue plus les premiers rôles. Et pour la petite histoire, l'Honorable Epitace Bayaganakandi voit ses chances d'occuper la présidence de la République diminuer considérablement, compte tenu des fonctions occupées dans les anciens gouvernements burundais, notamment sous la dictature "sauvage" du Major Pierre Buyoya. Et à l'instar des anciens partis, au top dans les années 1993 - 2005, le MRC-Rurenzangemero n'est plus représentatif au Burundi.

L'honorable Alice Nzomukunda, la fonceuse
L'honorable Alice Nzomukunda, présidente du Parti ADR-Urunani rw'imvugakuri est une leader politique qu'on ne présente plus. Elle restera dans l'Histoire du Burundi comme étant la première dame burundaise à occuper triomphalement d'ailleurs, la deuxième Vice-présidence de la République , avant de jeter l'éponge pour incompréhension avec les responsables de son ancien parti politique, le Cndd-Fdd. Politiquement, l'Honorable Alice Nzomukunda est très "clean" et ne tire pas des "casseroles" sur son passage, ce qui est un fait rarissime dans les bilans souvent mitigés de nos Hommes politiques. Pour beaucoup d'observateurs, cette "dame de fer" serait une bonne présidente de la République , une fois élue par la majorité du peuple burundais. En effet, elle est connue pour son franc-parler et ses qualités incorruptibles d'aller jusqu'au bout de ses idées, pour les défendre sans faux-fuyant ni peur. Sa courte carrière politique dans les institutions républicaines a démontré que l'Honorable Alice Nzomukunda n'a pas encore dit son dernier mot sur l'échiquier politique burundais.

Sous un autre registre, l'Honorable Alice Nzomukunda est victime de plusieurs tirs croisés, en provenance de gens qui veulent combiner sa carrière politique à sa vie privée. Et nous tombons ainsi dans ce débat classique qui nous pousse à s'interroger si un Homme public à une vie privée. En tout cas, les chances de l'Honorable Alice Nzomukunda pour devenir le prochain numéro un du pays sont très minces. En effet, il revient aux femmes de montrer par leur efficacité sur le terrain politique que les hommes n'ont pas le monopole d'être locataire du palais présidentiel. Mais pour l'instant, notre société n'est pas encore libérée de ce préjugé et tout indique à croire qu'une femme n'est pas le prochain président de la République.

L'ancien Ministre Casimir Ngendanganya, le constant
Avec le congrès du week-end passé, l'ancien Ministre du Développement Communal et ancien Cadre très apprécié à la Regideso comme Directeur Commercial, Casimir Ngendanganya a été choisi démocratiquement comme le Candidat du parti Palipe-Agakiza aux prochaines présidentielles. Mr Casimir Ngendanganya est très connu dans les milieux du Palipehutu, le vrai, celui de l'Ingénieur-Agronome Rémy Gahutu, où il est parmi les membres fondateurs. A ce point, il est le "géniteur politique" ou plutôt le parrain de tous les principaux dirigeants civils et militaires du Burundi, sortis des maquis burundais. Homme de dialogue, toujours de bonne humeur et grand travailleur, le Ministre Casimir Ngendanganya est un intellectuel complet, à l'aise avec tout le monde et surtout très informé sur tout ce qui se passe au Burundi, à Bujumbura comme à l'intérieur du pays. Mais peut-il succéder au Président Pierre Nkurunziza ?

Au niveau du Palipe-Agakiza, on ne mise pas sur les victoires électorales. Les membres de ce parti sont les premiers à prendre les armes pour imposer la démocratie au Burundi. En disant officiellement que le Palipe-Agakiza ne vise que l'implantation de la démocratie au Burundi, quand les autres ne voient que le pouvoir, uniquement le pouvoir, le Président Casimir Ngendanganya a déjà gagné les élections de 2010. En effet, le retour de la démocratie au Burundi, c'est justement le rêve primordial de tous les burundais. Mais pour le reste, les chances du Palipe-Agakiza pour gagner les présidentielles sont très maigres.

Les choses sérieuses n'ont pas encore commencé
En dépit de tous ces candidats, tout laisse croire qu'il y aura très peu de candidats aux présidentielles de 2010. En effet, rares sont les burundais qui peuvent sacrifier facilement 15 millions de Fbu pour négocier le fauteuil présidentiel. Si aujourd'hui il y a une avalanche des candidats, c'est une façon de faire comme les autres, en prouvant que votre parti existe toujours. En tout cas pour la majorité de ces six candidats déjà annoncés. Aussi, présenter sa candidature pour l'instant, revient à jeter les bases des négociations possibles avec les uns et les autres, en vue de voir s'il n'y a pas une opportunité d'y retirer quelques avantages politiques, matériels ou financiers avant ces prochaines présidentielles.

Quoi qu'il en soit, les véritables candidats ne sont pas encore arrivés. Tant que le Cndd-Fdd au pouvoir, le MSD et l'UPD-Zigamibanga de l'opposition n'ont pas encore présenté leurs candidats, les choses sérieuses n'ont pas encore commencé. Car sur terrain, le nouveau dirigeant est peut-être dans les rangs de l'une de ces trois formations politiques, même si le candidat du Cndd-Fdd sera en position défavorable vis-à-vis de celui de l'UPD-Zigamibanga ou du MSD. En effet, jamais au Burundi un candidat sortant ou du parti au pouvoir n'a jamais gagné les élections. Et 2010 risque de ne pas être une surprise. Mais cela n'empêche pas que le candidat du Cndd-Fdd peut toujours sortir victorieux du premier tour, sans décrocher la majorité nécessaire pour occuper la présidence de la République.

Dans ce contexte, le Burundi s'achemine tout droit vers une situation à la française, quand le Candidat de l'Extrême-Droite, Jean-Marie Le Pen arriva au second tour, avec toutes les chances d'écraser le Président Jacques Chirac, en mal de convaincre les français après son premier mandat. A l'époque, tous les français s'étaient mis d'accord pour barrer le chemin de la présidence de la République à Jean-Marie Le Pen. Ce qui fut fait et le Président Jacques Chirac aura son second mandat contre toute attente, en 2002, uniquement à cause de cette montée en puissance du Front National de Jean-Marie Le Pen. Ainsi, pour la première fois dans une démocratie occidentale, un dirigeant européen reste à la magistrature suprême avec un score typiquement africain et stalinien, de plus de 80%. Dans cette logique, celui qui arrivera en deuxième position si le Cndd-Fdd parvient à être en tête avec moins de 51% des suffrages exprimés, il a des fortes chances de devenir le nouveau président burundais, car comme on le voit, une coalition forte de plusieurs partis politiques est à l'état embryonnaire pour mettre définitivement le Cndd-Fdd à la touche.