Burundi Transparence


Aller au contenu

Actualités



S’achemine-t-on encore à une crise politique au Burundi ?
 Le 24 janvier 09



"Les députés étaient déjà convoqués pour reprendre les échanges au niveau de ce cadre de dialogue déjà entamé en février dernier par le président de la République, nous estimons qu’il ne sert à rien de mentir aux gens en parlant de cadre de dialogue alors que c’est le dictat qui est le véritable mot d’ordre, nous nous retirons de toutes ces fantaisies", a déclaré l’honorable Pierre Claver Nahimana, du groupe parlementaire FRODEBU. Le ministre en charge de la Bonne Gouvernance, Mr. Martin Nivyabandi a reporté la session du cadre de dialogue qui était prévue ce 21 janvier 2009 à Gitega à l’intention des parlementaires.

Ceux-ci avaient décidé de boycotter cette session arguant que le dialogue nécessaire entre le gouvernement et les partis politiques n’est qu’un leurre. C’était après le rejet par le sénat de la liste des 5 candidats proposés pour être membres de la commission nationale électorale indépendante (CENI). Le ministre Nivyabandi estime que les consultations vont avoir lieu avant la tenue de cette session reporté.

Au sujet de ce même rejet de la liste des candidats membres de la CENI, la coalition de la société civile pour le monitoring des élections et certains partis politiques en l’occurrence ceux de l’opposition, estiment que rien n’est encore perdu car le dialogue reste possible pour mieux préparer la mise en place de cette commission.

Mais le parti Cndd-Fdd campe sur sa position que les noms ne serons pas changés et en coulisse ses dirigeants disent connaître mieux leurs partenaires politiques, pour insinuer que la force des billets va persuader ses parlementaires.
Pour le Frodebu, le nom de Mme Clotilde Niragira, l’actuel ministre de la Fonction Publique et membre du Cndd-Fdd, c’est une pilule difficile à avaler car cette dame faisait partie du Labo qui avait fomenté un faux putsch et fait emprisonner l’ancien président Domitien Ndayizeye et l’actuel candidat à l’élection présidentielle de 2010.
Pour l’Uprona, peu importe sur les noms, la grande préoccupation est sur le texte qui régit la CENI ; mais en coulisse ce parti négocie la place de Mme Sylvie Kinigi car l’Uprona estime que cette dame n’est plus membre de ce parti.

Pour ceux qui ont été proposés pour faire partie de la CENI, Monseigneur Elie Buconyori indique qu’il n’est pas demandeur d’emploi et qu’il ne vise aucun poste politique. Selon lui, le processus a commencé et finira par aboutir malgré les quelques imperfections qui ne manqueront pas (significatif). Monseigneur Antoine Pierre Madaraga, a quant à lui indiqué qu’il a été choisi par les responsables de l’Eglise Catholique du Burundi.



Burundi Transparence


Burundi Transparence © 2009 |

Retourner au contenu | Retourner au menu