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La CENI colmate et continue à se disqualifier
Le 15 juillet 10
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Mr Jacques Bigirimana |
Dans une lettre circulaire envoyée mercredi aux directions des Commissions Electorales Provinciales Indépendantes(CEPI), la CENI indique que les élus des nouveaux conseils communaux n'ayant pas voulu jusqu'ici participer à l'élection des bureaux des conseils communaux, sont priés de clarifier leur véritable position jusqu'au 19 juillet 2010 dans la soirée, faute de quoi leurs attitudes seront interprétées comme un signe de "désistement" et les dispositions nécessaires à leur remplacement seront prises conformément à la loi.
Selon la décision de la CEPI (Commission Electorale Provinciale Indépendante) de la Mairie de Bujumbura dirigée par l'Abbé Martin Nzirubusa, ce mardi 13 juillet, les élus qui se sont absentés 3 fois lors des réunions du conseil communal ont été remplacés.
Dans la Mairie de Bujumbura, la composition du conseil communal de Musaga a été modifiée. Les membres du parti Fnl et Msd qui avaient boycotté les trois premières réunions ont été remplacés par d'autres personnes. Parmi les nouveaux venus sur la liste des conseillers figure Jacques Bigirimana, qui a été exclus du parti Fnl en date du 04 juillet alors qu'il n'était même pas sur la liste initiale.
Des interrogations se multiplient sur la présence de Jacques Bigirimana sur la liste des membres du parti Fnl alors qu'il avait été chassé de ce parti. La présence de cet exclus du Fnl va donc à l'encontre de la loi, car selon le nouveau code électoral en son article 188, un élu qui quitte volontairement ou involontairement son parti perd directement sa place.
En réalité, la CENI était au courant de l'exclusion de cet ex membre du FNL.
Jacques Bigirimana est-il récompensé suite à sa collaboration avec le Cndd-Fdd, parti au pouvoir?
Ce remplacement nous donne raison et prouve de quelle façon la CENI y participe pour faciliter cette violation de la Loi. Selon le Code Electoral, quelqu'un qui a été exclu de son parti ne peut pas siéger, mais la CENI nous prouvera le contraire.
Pour rappel, c'est par lui que le ministre burundais de l'Intérieur, Edouard Nduwimana avait tenté de passer pour acheter le leader du FNL, Agathon Rwasa. Au lendemain de sa radiation, il a multiplié des déclarations pour diaboliser le leader rebelle, appeler ses co-militants FNL à quitter l'ADC-Ikibiri et rejoindre le processus électoral.
"La liste des remplaçants m'a été envoyée par mes supérieurs hiérarchiques de la CEPI pour que je la communique aux nouveaux conseillers communaux", explique le président de la Commission Electorale Communale Indépendante (CECI) de Musaga.
La CENI cherche à semer la confusion au sein de l'ADC-Ikibiri
Le président de la CENI, Pierre Claver Ndayicariye, a révélé que les CEPI et les membres des partis d'opposition qui ont boycotté les élections sont en négociation pour trouver des solutions aux problèmes actuels. Selon le président de la CENI, ces négociations concernent les communes qui ont des difficultés à mettre en place les administrateurs, à l'instar des communes de Bujumbura Rural et la Mairie de Bujumbura.
"Partout où les communes n'ont pas encore installé de bureaux des conseils communaux, tout passera par le dialogue entre les partis politiques et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI. La meilleure solution au problème posé est la combinaison de la loi avec la dimension politique", rassure Pierre Claver Ndayicariye, président de la CENI.
Le vice-président du parti Fnl, Alfred Bagaya, dément l'existence de ces négociations. Selon Bagaya, c'est un mensonge délibéré de la part du président de la CENI, qui vise à diviser et à dissuader les membres des partis politiques de la nouvelle alliance dénommée ADC-Ikibiri. Il accuse le président de la CENI de faire une chose et son contraire en déclarant à haute voix l'existence de négociations entre les membres des partis d'opposition et la CENI alors que ces négociations n'existent pas réellement.
"Nous avons toujours réclamé le dialogue depuis le 25 Mai, au lendemain des élections communales entachées de fraudes massives et d'irrégularités. Mais, la CENI n'a jamais manifesté cette volonté", selon Alfred Bagaya, le vice-président du parti Fnl.
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