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"Une nourriture sans piment et sans sel reste une nourriture": Pierre Claver Ndayicariye
Le 07 juin 10
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| Pierre Claver Ndayicariye |
Vendredi 04 juin 2010, au moment ou les membres de l' UPRONA étaient en réunion pour prendre une décision de savoir si ils vont poursuivre ou se retirer du processus électoral, des rumeurs circulaient comme quoi ils allaient se retirer. Le président de la CENI Pierre Claver Ndayicariye avait dit que même s'il y a une seule candidature ce sera la même chose pour lui et il poursuivra le processus électoral car au Burundi ce ne sera pas la première fois qu'il y aura les élections avec un candidat unique en mentionnant les élections de 1985 et 2005. Cette déclaration de la part d'un président d'une commission électorale qui se veut neutre et indépendante étonne plus d'un.
Parlons un peu des élections de 1985 et de 2005:
En 1985, s'il y a eu des élections avec un candidat unique c'est parce que c'était l'époque de monopartisme "on trouve que Pierre Claver Ndayicariye ne sait même pas cela" les deux élections ne sont pas comparables.
En 2005, c'étaient les élections avec suffrage indirects, le président de la république était élu par les parlementaires. Tous les partis politiques ont participé dans les élections et c'était le Cndd-Fdd qui avait gagné avec 57,80 % et avait obtenu 59 sièges au parlement donc il avait la majorité de parlementaires. Si on peut analyser cette situation, les autres partis avaient jugés bon de ne pas présenter leur candidat parce que la majorité des députés étaient composés par le Cndd-Fdd et surtout le Cndd-Fdd de 2005 était bien dirigé par l'hon. Hussein Radjabu et tous les membres étaient solidaires de leur parti donc c'était normal qu'ils allaient voté pour leur candidat le député Pierre Nkurunziza. En 2005, la population avait voté le président de la république par le biais de leur représentant qu'ils ont élu eux même. "On trouve que Pierre Claver ndayicariye ne sait même pas cela" encore une fois les élections de 2005 ne sont pas comparable à celles de 2010 car en 2010, les élections devraient se passer avec les suffrages directs, le peuple doit élire directement leur président.
Pierre Claver Ndayicariye formateur ou créateur des conflits?
L'ambassadeur Pierre Claver Ndayicariye s'est présenté comme formateur dans la résolution des conflits mais il n'en est pas un vu son comportement depuis sa nomination l'homme n'a pas cessé de se montrer comme expert en communication mais quand on regarde ses dernières communications on dirait le porte-parole du parti au pouvoir le CNND-FDD ce qui nous a poussé à enquêter sur lui et le résultat est amer, nous avons découvert qu'il est devenu un courtisan de la cour sous prétexte qu'il part faire des prières vous aurez compris que derrière ces prières qui il rencontre. nous avons aussi découvert qu'il a eu plusieurs entretiens avec des personnalités du parti au pouvoir le CNDD-FDD à savoir Jérémie Ngendakumana, Gervais Rufyikiri et Mohamed Rukara dans des endroits clos.
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"Uhagarikiwe n'ingwe, aravoma"
Que l'appareil politique Burundais cessent de se moquer de la population, au Burundi il y a des personnes responsables qui connaissent la souffrance et le coût de la paix. Beaucoup d'entre eux l'ont montré pendant les accords de paix d'Arusha, des accords de cessez-le-feu et dans d'autres négociations qui ont eu lieu pour le Burundi et qui ont montré que les Burundais sont responsables.
Que l'appareil politique Burundais arrête de prendre n'importe quel aventurier et lui confié une telle responsabilité, Pierre Claver Ndayicariye s'est présenté comme formateur en résolution de conflits alors qu'il cherchait son pain quotidien. Son intervention vendredi dernier à la radio mérite le mépris de tous les Burundais responsables, en disant que "les élections présidentielles avec un candidat unique c'est comme manger la nourriture sans piment et sans sel mais c'est toujours la nourriture". C'est une HONTE pour tous les Burundais, donc pour lui il trouve que des élections dites démocratiques avec un candidat unique est normal. Quel irresponsable!!
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"Un seul candidat, c'est aussi la démocratie"
Il n'y a que Pierre Claver Ndayicariye et le Cndd-Fdd qui croient encore aux élections dites démocratiques avec un candidat unique mais les Burundais ne sont pas dans cette logique.
Ce qu'il faut maintenant dans cette impasse c'est de remettre les choses dans le droit chemin.
Nous félicitons le partis UPRONA pour sa décision de retirer la candidature du premier vice- président, le Docteur Yves Sahinguvu comme les autres partis l'ont fait auparavant et de ne pas poursuivre le reste du processus électoral déjà programmé d'avance par la CENI et le parti au pouvoir le Cndd-Fdd. Le parti UPRONA a montré sa maturité et rappelons aussi que c'est un parti qui avait déjà organisé des élections et qui avait réussi aussi dans des négociations de paix à Arusha.
Le Burundi et les élections
La CENI 2010 a déjà montré plusieurs fois qu'elle n'est pas indépendante via les déclarations de son président qui passaient son temps à s'attaquer aux politiciens de l'opposition. Ce que les gens oublient ce n'est pas la première fois que le Burundi organise des élections, en 1965, en 1993, en 2005 et 2010 dans toutes ces années, c'est la CENI 2010 qui est médiocre. Toutes les élections des années avant s'étaient bien passées et tout le monde félicitait le Burundi, nous étions un modèle dans l'organisation des élections.
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| Mr Térence Sinunguruza |
Prenons l'exemple des élections de 1993 dont la rédaction de Burundi Transparence attribue une médaille à celui qui était le président de la CENI, l'hon Térence Sinunguruza qui a affiché un grand succès malgré qu'il était membre du parti UPRONA. Il était beaucoup plus responsable mais les burundais ont la mémoire courte. L'hon Térence SINUNGURUZA était connu par tout le monde qu'il a suivi le processus de paix au nom de son parti et après il s'était même présenté comme candidat aux élections parlementaires et jusqu'à maintenant il est député membre du parti UPRONA "même étant président de la CENI en 1993 il n'a jamais affiché son militantisme".
Mais les burundais ne se rappellent même pas qui était le président de la CENI en 1993 et ce qu'il avait fait. Pierre Claver Ndayicariye devrait suivre son exemple. Les dirigeants doivent arrêter de jouer avec la population.
En tout cas le Burundi est entrain de perdre sa valeur.
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