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Distribution des cartes nationales d'identité gratuitement
Le 16 décembre 09
Le ministère de l’intérieur a réunit ce 15 décembre2009 les représentants des partis politiques, de la société civile et de l’administration. Dans leurs échanges, la question de l’octroi des cartes nationales d’identité qui a été à l’ordre du jour a suscité de polémique.
Les représentants des partis politiques comme ceux de l’UPRONA, du PPDRR, du CNDD et du MSD ont décidé de claquer la porte car ils n’étaient pas d’accord avec la façon dont certains administratifs sont en train de distribuer ces cartes d’identité.
Cela pour protester contre "un système de distribution des cartes nationales d'identité qui va continuer à être sous le contrôle du parti au pouvoir dans ce pays", selon le président du parti Uprona (l'Union pour le progrès national), Bonaventure Niyoyankana.
L'opposition estime que la distribution des cartes sera assurée exclusivement par une administration "à la solde du parti au pouvoir".
"Jusqu'à présent, les cartes d'identité sont souvent distribuées aux seuls membres du parti Cndd-Fdd (au pouvoir) et aux étrangers (...)", a accusé Mr Niyoyankana.
"Les partis politiques doivent être associés dans cette distribution pour garantir l'équité et vérifier que tous les Burundais en âge de voter ont accès à la carte d'identité", a-t-il réclamé.
Le ministère de l'Intérieur a opposé une fin de non recevoir à cette demande. "La loi prévoit que l'administration seule s'occupe de l'octroi de la carte d'identité", a souligné le chef de cabinet du ministre, Aimé Nkurunziza, en charge de cette campagne et aussi membre de la Commission de préparation des prochaines échéances électorales de 2010 du parti Cndd-Fdd.
Entre temps, les participants à cette réunion ont pris connaissance du projet du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui va contribuer à la distribution gratuite des cartes nationales d’identité à plus d’un million de burundais en âge de voter.
Les autorités ont pour cela, fait appel au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), a expliqué Mr Edouard Nduwimana, affirmant que l'opération durerait deux semaines et "mettrait fin à toutes les polémiques". Pour beaucoup de burundais, si cette opération tourne au fiasco, cela entachera la crédibilité de cet organisation onusienne.
Dans la province de Cibitoke, cette opération d’octroi de la carte nationale d’identité est entachée d’irrégularités. Dans certaines communes, les étrangers sont dans la chaîne de l’opération de la distribution des cartes d’identité ou sont des bénéficiaires. En commune Rugombo par exemple, les étrangers sont cités parmi les gens qui distribuent ce document. Selon le témoignage de l’officier de l’Etat-civil de la commune Mugina, parmi les bénéficiaires de la carte nationale d’identité dans cette commune, il y a non seulement ceux qui ne remplissent pas les conditions d’obtention de ce document mais aussi des étrangers.
La Mairie souhaite délocaliser cette distribution des cartes d'identité
Le ministère de l’intérieur se prépare à décentraliser les services de délivrance de la carte nationale d’identité en Mairie de Bujumbura comme il a été fait pour la célébration des mariages. C’est ce qu’a déclaré le chef de cabinet au ministère de l’intérieur, Mr Aimé Nkurunziza. Selon lui, la Mairie de Bujumbura va bientôt se concerter avec le ministère de l’intérieur pour que le processus de décentralisation de cette carte se déroule le plus rapidement possible en ce moment où on se prépare aux échéances électorales de 2010.
Au même moment, uniquement 60% des enfants sont enregistrés à l’Etat civil et que les autres actes comme le mariage et la déclaration de décès sont presque inexistants, Mr Herménegilde Rupereza, coordinateur de l’ONG Geste Humanitaire, rappelle que l’enregistrement de l’Etat civil est la première protection de l’enfant. C’était ce lundi 14 décembre 2009, lors des échanges d’explication avec les administrateurs communaux de la province de Bujumbura.
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