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Le Burundi envoie un bataillon supplémentaire dans l’Amisom
Le 02 août 09
Avec ces renforts de 850 soldats, l'Amisom, la force de paix de l’Union africaine, présente depuis mars 2007 à Mogadiscio, compte désormais plus de 5.000 hommes, burundais et ougandais. L'Amisom est la seule force étrangère déployée dans ce pays en guerre civile depuis 1991, et est régulièrement la cible des attaques des insurgés islamistes somaliens.
Cette fois c'est fait : le gouvernement burundais vient d'envoyer des renforts en Somalie, après plusieurs mois d'hésitations. De mardi à vendredi, quelque 850 soldats ont atterri de nuit et dans le plus grand secret à Mogadiscio, pour renforcer le dispositif de sécurité de l'Amisom dans la capitale somalienne, portant à 4.250 le nombre de soldats africains déployés dans la capitale somalienne.
"Le Burundi avait déjà envoyé deux bataillons, soit environ 1.700 soldats, en Somalie dans le cadre de l'Amisom (...) Il vient de terminer cette nuit le déploiement d'un troisième bataillon de 850 hommes dans le cadre de cette mission de maintien de paix", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée, le général Lazare Nduwayo.
L'acheminement du bataillon de Bujumbura à Mogadiscio, débuté mardi soir, s'est déroulé sur quatre jours lors de vols de nuit.
"C'est tout à fait normal qu'on ait agi dans le secret sans prévenir la presse (...) essentiellement pour des raisons de sécurité", a expliqué le porte-parole.
Dans un premier temps, le Burundi et l'Ouganda, les seuls pays pourvoyeurs de troupes de la force de l'Union africaine en Somalie avaient posé plusieurs conditions pour leur maintien dans la mission : un mandat plus musclé, du matériel militaire adapté et plus de moyens financiers. La communauté internationale a finalement mis plus de moyens, selon des sources concordantes.
Entre-temps, les insurgés islamistes ont continué de progresser sur le terrain et ont poussé le gouvernement de transition dans ses derniers retranchements, à Mogadiscio.
En envoyant des renforts burundais en Somalie, la communauté internationale a voulu lancer un message clair à l'insurrection somalienne. Reste maintenant à convaincre les autres pays qui ont promis d'envoyer des troupes dans cette mission. D'autant que l'on est encore loin du nombre de soldats initialement prévu par l'organisation africaine. Le Nigeria, le Malawi et la Sierra Leone figurent parmi les possibles pays contributeurs de troupes de cette force de paix, qui devait initialement compter 8.000 hommes.
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