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POSSIBLE REINTEGRATION DES HONORABLES BASABOSE MATHIAS ET LEONARD NYANGOMA, UN REVE OU UNE REALITE ?   Le 06 juin ‘07

D’aucuns s’interrogent ces derniers jours sur l’acharnement fait à l’endroit de l’Assemblée Nationale par l’Union Parlementaire quant à la possible réintégration de ces deux honorables à l’Assemblée Nationale.

Outre que chaque pays est souverain, rien n’explique cette transposition des principes appelés à tort ou à la raison, d’universels pour accréditer une raison erronée pour des intérêts inavoués sans même fournir le moindre effort d’ausculter cas par cas.

De mémoire, l’Honorable Léonard NYANGOMA a pris le large pendant qu’on avait découvert des caches d’armes dans son domicile. Reproché d’atteinte à le Sécurité Intérieur de l’Etat, il a été par après impliqué dans le dossier de coup d’Etat manqué dont le Dr Alain MUGABARABONA s’est rendu responsable.
Pour ce premier chef d’accusation, l’Honorable NYANGOMA Léonard n’a pas daigné de tenter une explication selon laquelle qu’en tant qu’ex-chef d’un mouvement armé, il était normal qu’on puisse trouver de tel stock d’armement et minutions comme ce fût le cas chez le Directeur Général de la Police Nationale du Burundi où dernièrement beaucoup d’armes ont pris feu.

On signale ici que pour ce cas, la population burundaise a été sidérée pour cet officier de Police, bien qu’ancien G3 du Mouvement CNDD-FDD, qui garde de telles armes à son domicile jusqu’à ce que quelques obus tombent dans le domicile de l’Honorable Jean Baptiste BAGAZA.

Ainsi, pour boucler sur ce cas, l’union interparlementaire n’a pas daigné ausculter l’économie des dispositions constitutionnelles. Et la Cour Constitutionnelle reste compétente pour rendre un arrêt, et non le Bureau de l’Assemblée Nationale.

On fait remarquer ici que le règlement de l’Assemblée Nationale, qui est par ailleurs de l’émanation de l’autonomie de la volonté ne peut pas déroger aux dispositions constitutionnelles.

Quant à l’Honorable BASABOSE Mathias, il n’est pas superflu de souligner que ce dernier s’est illustré dans beaucoup de cas infamants ayant entraîné mêmes d’actions en justice.

Pour ceux qui ne le savent pas, le Président de la République a mis en place une commission chargée d’élucider ce cas, le chef de cette commission était Jérémie NGENDAKUMANA, à l’époque chef du protocole d’Etat. Comme les manquements pesant dans le chef de l’Honorable BASABOSE Mathias étaient accablants, un congrès extraordinaire du CNDD-FDD fût convoqué où il fût décidé d’expulser ce Député dans le parti CNDD-FDD.
Il a saisi les instances judiciaires pour se voir réhabilité dans le parti et le dossier suit son cours normal. Une autre commission fût mise sur pied par Président NKURUNZIZA dont l’actuel Ministre de la Bonne Gouvernance était le chef et dont par ailleurs l’Honorable Denise SINDOKOTSE faisait partie a formulé une requête saisissant le Parquet Général de la République après quoi ce dernier sollicita l’autorisation du Bureau de l’Assemblée Nationale pour que l’Honorable BASABOSE Mathias soit poursuivi après la levée de son immunité et suite aux charges accablants dans le chef de l’Honorable Mathias BASABOSE. Ce dernier pris le large.

Dans le souci de faire respecter le règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée Nationale, cette dernière a saisi la Cour Constitutionnelle pour son remplacement. La Cour a rendu un arrêt, on ne peut plus claire et l’Assemblée Nationale devait se remettre à la sagesse de cette décision qui par ailleurs n’est susceptible d’aucun recours.
Devant cet éclairage, l’opinion tant nationale qu’internationale devrait ne plus confondre ces deux cas qui sont visiblement différents.

A Faire suivre.

Par Goreth NEMERIMANA

 

 

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