Burundi Transparence, c'est l'actualité en continue.
Accueil                     Précedente                     Suivante                 Archives

 

 

 Actualités

Arrestation des exécutants de Gihanga : La population reste sceptique
 Le 25 juillet 12

Certains habitants de la commune de Gihanga se demandent encore si réellement ces deux personnes ont été arrêtées, c'est-à-dire Guillaume Magorwa et Ndomboro, cité chaque fois dans des cas d'exécutions extrajudiciaires. Ils n'y croient pas en effet.
Ces deux responsables de la police étaient craints dans toute la commune de Gihanga et ils demandent que des enquêtes supplémentaires soient faites pour bien éclairer l'opinion sur le rôle des autres personnes dans ces exactions et surtout ceux pour le compte de qui ils agissaient.
C'est aussi l'avis du représentant de la ligue Iteka dans la commune de Gihanga.

Dans cette optique, le FOCODE se dit satisfait de cette décision d'emprisonner ceux qui causent des torts à la population paisible.
Selon Gordien Niyungeko, la justice ne devrait pas s'arrêter là ; mais plutôt pousser plus loin et découvrir les investigateurs de telles exactions puisque, selon ce responsable, il y a des personnes plus responsables que ces subalternes qui auraient exécuté des ordres de la part de leurs supérieurs hiérarchiques.

Le FORSC se dit aussi satisfait de la décision de la justice burundaise d'arrêter et d'incarcérer Guillaume Magorwa et Joseph Nsabimana dit Ndombolo respectivement chef de la police en commune de Gihanga et agent de la documentation dans cette commune.
Pacifique Nininahazwe encourage la commission récemment mise en place par le procureur général de la République pour enquêter sur les violations des droits de l'Homme commises par des agents publics.
Il lui demande de continuer et d'enquêter sur d'autres cas qui se font toujours entendre ces derniers jours surtout dans cette même province.

Même son de cloche chez les membres de l'opposition réunis au sein de l'ADC-Ikibiri. Selon le porte-parole de cette coalition, de telles décisions honorent le pays et qui tranquillisent les populations victimes des exécutions extrajudiciaires.
Chevineau Mugwengezo espère que ce n'est pas une façon de dissimuler une arrestation qui sera suivie d'un classement sans suite.
Il demande par ailleurs que le gouvernement arrête les intimidations proférées contre les membres de l'ADC-Ikibiri surtout en province de Muyinga, les accusant de vouloir aller s'enrôler dans les groupes armées en Tanzanie.
Ce serait, selon lui, une façon de bien préparer un environnement favorable aux élections de 2015 dont la bonne tenue doit être subordonnée à la prise de conscience de la part du CNDD-FDD que l'opposant politique n'est pas un ennemi.