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 Actualités

Un Saoudien dépasse la ligne rouge en parlant de sexe à la télévision
 Le 30 août 09

Mazen Abdul-Jawad
Un Saoudien de 32 ans qui s’est vanté de ses conquêtes sexuelles à la télévision fait scandale en Arabie saoudite.

Depuis le 7 août, ce Saoudien employé de Saudi Airlines est derrière les verrous. Motif : participant, le 15 juillet, à Ligne rouge, une émission de la chaîne libanaise par satellite LBC, il a raconté par le menu détail sa vie sexuelle.

Actuellement poursuivi en justice pour "apologie du vice", il pourrait écoper, en cas de condamnation, d’une peine de prison de 20 ans ou de plusieurs milliers de coups de fouet.

Depuis sa propre chambre à coucher et dans un talk-show intitulé "la Ligne rouge", diffusé par la chaîne satellitaire libanaise LBC le 15 juillet, Mazen Abdul Jawad, père de quatre enfants et divorcé, a évoqué ses pratiques sexuelles, détails graphiques à l’appui, créant une onde de choc dans la société conservatrice saoudienne.

Une centaine de personnes ont ainsi déposé plainte contre lui devant le juge des référés de Djeddah, l’accusant d’avoir eu des relations sexuelles extramaritales et rendu public sa débauche, violant ainsi les préceptes islamiques. D’autres se sont rendus chez son employeur, la compagnie Saudi Arabian Airlines, pour réclamer qu’il soit immédiatement démis de ses fonctions.

Mazen Abdul-Jawad avait pourtant d’instructives expériences à faire partager. Non pas son premier rapport sexuel à l’âge de 14 ans, qui n’a rien que de très banal, mais plutôt ce stratagème pour aborder les Saoudiennes dans les très rares espaces mixtes du pays : dans un "mall", par exemple, il suffit de mettre son téléphone portable sur Bluetooth, ce qui permet de se connecter aux autres appareils branchés sur cette fonction, de récolter ainsi leurs numéros et de prendre rendez-vous ultérieurement. Mazen Abdul-Jawad s’est également livré à une démonstration de sex toys, qui, selon son avocat, ont été fournis par la chaîne. L’histoire ne dit pas si l’infortuné bavard a pu les emporter derrière les barreaux.

Dans une interview accordée le 25 juillet au quotidien Okaz, Mazen Abdul Jawad a imploré le pardon de la société saoudienne, affirmant qu’il a été piégé par la chaîne libanaise. Celle-ci lui aurait fourni, selon Abdul Jawad, des gadgets sexuels et s’est abstenue de flouter, comme convenu, son visage. Accusations que réfute en bloc la LBC. Par ailleurs, des appels au boycott de la chaîne, très regardée dans le royaume, sont actuellement relayés sur la Toile.