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Applaudir aveuglement non, soutenir la violence non, heureux les partisans de la paix au Burundi
Par Philippe Niyongabo
Le 15 juin 10
Quand les sages nous demandent la bonne réponse à donner, que va-t-on répondre sans hypocrisie ?
Entre l'holocauste et l'humanité, entre la violence et la brutalité, entre une bonne réussite mérité ou une réussite truqué, entre la lâcheté et la persévérance, entre le courage et la détermination, entre le bon sens et la responsabilité que préfères-tu pour le bien de l'humanité mon fils ou ma fille burundais ?
Eh bien chers compatriotes qui aiment échanger les idées, la réponse que je donnerais ne peut pas satisfaire à tout le monde car les idées sont partagées selon les avantages, selon les ambitions ou selon le bon sens. A ce qui me concerne, je suis quand même parmi ceux qui disent non à tous ceux qui applaudissent aveuglement devant un problématique, je suis aussi contre ceux qui prônent la violence pour le règlement d'un conflit ou d'un litige.
Si j'entre dans le sens profond du sujet qui intéresse les burundais aujourd'hui.
Devant le peuple burundais, l'opposition et le gouvernement peuvent-ils procéder à un bras de fer qui écarte le dialogue et la sagesse ?
Comment les partisans de paix peuvent-ils sauvegarder cette paix, si chère, qui va nous quitter après tant d'années dans un conflit politique qui nous a endeuillé tous ces dernières années ?
Aujourd'hui sans doute, les burundais ont peur de ce qui va arriver demain. Les élections démocratiques au niveau des communales ont-ils été truquées ? Peut-on avoir raison en abandonnant la campagne même en cas des tricheries alors qu'il y avait moyen de doubler la vigilance dans les présidentielles?
Où étaient-ils ces partisans de paix qui suppléaient ? Je parle des sages bashingantahe, des responsables religieux qui surveillaient au niveau des provinces ou communes etc. La vérité pour certains, la main du maître pour avoir triché ici et là dans le but de gagner facilement a eu lieu. La main du maître n'a pas laissé de traces tangibles pour permettre à la communauté internationale de constater les dégâts et les anomalies de cette gravité de tricher et annuler les élections est chose impossible vu les sommes colossales utilisées pour préparer l'événement. Quand un tricheur n'a pas été pris la main dans le sac, il y a des regrets mais cela ne peut pas empêcher les autres de continuer le concours. Ce qu'il fallait faire : continuer le processus en doublant de vigilance.
Dialoguer et trouver un compromis pour la poursuite des élections avec une nouvelle technique de surveillance était primordial.
Ni le gouvernement du Burundi, ni la CENI, ni l'Opposition, personne n'a le droit de rompre le dialogue constructif qui nous épargne toute tentative à faire recourt à la violence.
Les burundais ont besoin de la paix et c'est la raison qui a poussé la population à vouloir voter en masse. Si les tricheries ont eu lieu c'est à cause de tout le monde, le gouvernement, la Ceni et l'opposition qui n'ont pas trouvé les failles avant le Jour J des élections et stopper net l'aventure.
Dans quel but l'opposition n'a rien fait pour donner les outils ou les moyens nécessaires aux mandataires qui ne pouvaient pas supporter une journée entière de surveillance sans ni boire ni manger ? Quand tu veux un bon travail, il faut assumer.
Comment le gouvernement n'a-t-il pas prévu une solution facile en cas de rupture de courant sur tout le territoire ? Comment la CENI n'a-t-elle pas organisé une rencontre des opposants avec les responsables du gouvernement pour trouver un compromis face à des revendications de la part et d'autres pour nous éviter le pire et la violence dans les jours à venir et cela devant un facilitateur neutre ? Chacun était responsable pour faire un pas de géant vers un dialogue franc et constructif.
Que peut-on tirer devant une campagne présidentielle avec un candidat unique ?
Dans le cas présent, l'opposition a tort de fléchir. Si les tricheries ont eu lieu, l'opposition l'avait soulevé assez et des solutions allaient peut-être avoir lieu. Si le parti CNDD-FDD vient de gagner par simple tricherie pourquoi avoir peur des présidentielles ? Le peuple allait montrer qui avait raison avec les nouvelles méthodes de surveillance qui auraient découragé toute tentative de tricherie. Le score pouvait changer si l'opposition était sûre de gagner. L'opposition en se retirant dans la campagne, des individus mal intentionnés vont hélas se permettre de favoriser la violence pour discréditer celui-ci ou celui-là et cela ne va pas faciliter la bataille pour la paix de tous les burundais.
Le Gouvernement aussi en refusant le dialogue et la sagesse, il ne va pas faciliter la tâche d'un candidat unique qui va construire seul l'espoir de la paix future au Burundi. Personne ne peut construire un navire seul. Personne ne peut conduire un avion de ravitaillement seul, il y a les gens au tour de contrôle qui l'oriente, il y a des gens qui vont décharger le ravitaillement sans vouloir voler le contenu etc. La violence va appeler la violence et le Burundi sera de plus en plus difficile à discipliner. Nous risquons de basculer dans les violences du passé à cause de ces bêtises de défiance. Le gouvernement a besoin d'une opposition qui va lui permettre de corriger des fautes ici et là. L'opposition a besoin du gouvernement pour garantir sa sécurité et celui de leurs adhérents dans un Burundi calme et paisible.
Nous demandons la sagesse à tous. Au gouvernement de chercher la paix de tous, de favoriser le dialogue et la concertation avec cette ADC-IKIBIRI (Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi).
A ADC-IKIBIRI de prouver une maturité politique. Comment va-t-on s'y prendre devant cette insécurité naissante qui lance des grenades dans les rues ? Comment va-t-on rester paisible en cas de violence ou d'intimidation ?
En attendant la réussite du dialogue franc entre le gouvernement et l'opposition, nous sommes heureux, chaque burundais qu'il soit de constater que les hutus et les tutsis peuvent s'unir ensemble pour une même cause,c'est une bonne méthode pour décourager ceux qui rêvent diviser pour régner aujourd'hui et demain.
Par Philippe Niyongabo
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