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Deux cadres du parti UPD-Zigamibanga libéré!! Pourquoi les bavures du général Ndirakobuca?
Le 22 juin 10
Eric Anadin Manirakiza, représentant du parti UPD-Zigamibanga dans la commune urbaine de Ngangara et président du Cercle de jeunes du parti en Mairie de Bujumbura et était tête de liste dans les élections communales dans cette même commune avec Alexis Sengiyumva, un cadre du parti UPD-Zigamibanga dans la province de Cankuzo.
Le samedi 30 mai 2010, la police avait arrêté plusieurs membres de l'opposition à Kinama, dans une commune urbaine de Bujumbura. Ces derniers ont voulu remettre les urnes trouvées cachées dans les locaux de l'Association Iterambere (association des vendeurs du riz) près du marché de cette commune et aussi des Procès Verbaux vierges. La population était très en colère.
Ils étaient arrêtés par le général Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika dans la commune urbaine de Ngagara lorsqu'ils voulaient montrer où des urnes contenant bulletins de vote non dépouillés étaient cachés au Lycée Ngagara. Comme cet officier de la police ne voulait pas que cela se sache, ce dernier a déclaré que ces deux personnes arrêtées à Ngagara étaient aussi avec celles qui ont été arrêtées à Kinama. Ainsi leur dossier était mélangé. Et à propos du dossier, aussi les accusations ont été changées en Atteinte à la Sureté de l'Etat.
Hier, les personnes arrêtées à Kinama dont Abdul Nzeyimana, ont comparu devant le Parquet Général pour confirmer ou non la prolongation de leur détention, mais paradoxalement Eric Anadin Manirakiza et Alexis Sengiyumva n'ont pas été convoqués par le Parquet.
Leur avocat, Maître Prosper Niyoyankana, nous a confié qu'il a été étonné de ne pas voir les dossiers de deux de ses clients, "comment se fait-il que des personnes soient emprisonnées sans dossier?". Le Parquet général a vite pris la décision d'analyser ces deux cas et aussi pour les autres.
Hier dans la soirée, le ministère public s'est résolu d'envoyer un mandat pour la libération de ces deux personnes qui étaient arrêtées à Ngagara. Malheureusement, ce n'est pas la première fois de voir les ex-FDD impliqué l'appareil judiciaire dans leur montage.
Rappelez vous des cas honteux pour l'appareil judiciaire burundaise lorsque les parlementaires (Honorables El Hadj Hussein Radjabu, Pasteur Mpawenayo et Cie) ont été emprisonnés et déférés devant la justice sans avoir les preuves. Ces dernières ont été fabriquées, malgré qu'elles ont été insuffisantes, pendant la procédure judiciaire.
Le cas le plus honteux est celui de l'honorable Gerard Nkurunziza qui a été arrêté sous les ordres du fameux Ndakugarika. Le Parquet Général avait confirmé la prolongation de sa détention mais son cas n'est jamais allé à la Cour Suprême. Le Parquet de Ngozi s'était déclaré incompétent de juger son cas et jusqu'à maintenant il croupit dans la prison de Ngozi sans aucune inculpation et aucun tribunal au Burundi n'a son dossier.
Le cas de Eric Anadin Manirakiza et Alexis Sengiyumva pourrait être comme celui de l'honorable Gerard Nkurunziza.
Ces deux personnalités du parti UPD-Zigamibanga avaient été candidats dans la compétition électorale du 24 mai 2010, en cette qualité, ils ont le droit de faire des réclamations et donner des preuves des fraudes électorales.
Pour le cas du groupe de Mr Abdul Nzeyimana et Mme Mariam Ndayisenga, la défense a été surprise de voir que l'accusation a été changé mais elle attend la décision du tribunal dans les 24 heures qui suivent leur comparution d'hier, mais le détermination est de les maintenir en prison même avec des fausses accusations.
Pour ceux qui ont suivit de près le parcours et l'histoire du CNDD et plus tard le CNDD-FDD, se lamentent en disant qu'ils sont étonnés et sidérés par ceux qui se passent au Burundi sous le pouvoir de Nkurunziza. Ce dernier est connu d'avoir combattu pour la survie de la Démocratie.
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