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L'Afrique serait-elle une éprouvette pour la Cour Pénale Internationale?
Le 26 Août 08


"La cour pénale internationale (Cpi) doit tenir tous les tyrans responsables, mais ce n'est pas ce qui se passe. Jusque-là, la plupart des inculpations sont africaines. Les puissants - comme les États-Unis - ne seront jamais mis en accusation" a dénoncé Vincent Nmehielle, ex-avocat général près le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, au cours d'un séminaire organisé au Cap par le Centre pour la résolution des conflits (Ccr), organisation sud-africaine pour la promotion de la paix.

Tel que le rapporte Inter Press Service, certains participants ont souligné la sélection opérée par la Cpi qui semble se servir de l'Afrique pour tâter le terrain et déterminer la manière dont le droit international peut obtenir une plus grande légitimité.

"La Cpi se concentre sur les pays économiquement faibles et politiquement vulnérables et sur les nations qui ne sont pas capables ou n'ont pas la volonté de juger les auteurs de crimes contre l'humanité. Bon nombre de pays africains remplissent ces critères", a dit Charles Villa-Vicencio, ex-directeur de l'Institut sud-africain pour la justice et la réconciliation.

La cour enquête actuellement sur les cas de violations perpétrés en Ouganda, en République démocratique du Congo, en Centrafrique et dans la région soudanaise du Darfour, ce dernier cas lui ayant été soumis par le Conseil de sécurité de l'Onu et non pas par un gouvernement.

Au cours des dernières semaines, le mandat d'arrêt requis auprès de la Cpi à l'encontre de l'actuel président soudanais Omar Hassan El-Béchir a suscité de nombreuses critiques, notamment au sein des nations africaines et arabes, qui redoutent des répercussions négatives sur le processus de paix.

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