Burundi Transparence
main image
shadow shadow

 Actualités

Général Adolphe Nshimirimana : véritable mauvaise graine que le président Nkurunziza ne veut se débarrasser.
Le 21 Avril 08


L’on aurait appris de nos grands-pères qu’un léopard blessé et agonisant reste le plus dangereux. C’est justement l’image qu’a le parti CNDD-FDD au pouvoir qui ne cesse d’enregistrer défaites sur scandales politiques, judiciaires, sécuritaires et économiques à tel point que la crédibilité gagnée lors des élections de 2005 va en s’amenuisant.

Plus d’un se posent la question de savoir quelle mouche a piqué les responsables de cette faction née du congrès de Ngozi en février 2007, et les institutions qui y sont issues. Alors que la population espérait avoir un répit dans les souffrances qu’elle endurait depuis bien décennies, les choses se sont davantage empirées. Détournements et malversations économiques, corruptions, musellement des partis politiques de l’opposition, violation de la constitution et d’autres textes réglementaires, arrestations et détentions arbitraires, tueries et assassinats ciblés perpétrés surtout par la police présidentielle officiellement appelée Service National de Renseignement (SNR) qui ne rend compte qu’au seul chef de l’Etat NKURUNZIZA, paupérisation grandissante faisant que la population se procure actuellement d’un kilo de haricot au coût de 1000 francs bu, alors qu’à l’avènement de ce pouvoir bananier, il revenait à 250 fbu, les montages grotesques faits de toute pièce pour emprisonner les grandes figures de la politique burundaise (Honorable El Hadj Radjabu Hussein, Président Ndayizeye, vice-président Alphonse Kadege…), le manque de volonté politique de ce gouvernement Nkurunziza à en découdre par de négociations véritables avec la rébellion du FNL-Palipehutu, alors qu’il ne cesse de clamer haut et fort que le principe de dialogue était la meilleure voie d’aboutir à une paix et à un développement durables.

Tel est le bilan que le peuple retient à ce jour, et n’espère pas que les choses puissent s’améliorer dans ces presque deux ans à venir de ce mandat s’expirant avec l’an 2010, si l’on tient à ce que les échéances soient cette fois respectées. Nous n’avons jamais cesser de donner des contributions par le biais de la plume (clavier), et les autres partenaires politiciens, syndicaux et acteurs de la société civile en ont fait de même pour que les dirigeants de ce pays tant meurtri par des querelles fratricides se ressaisissent juste dans la voie du bien et de l’intérêt public.

Le résultat a été l’entêtement qui risque encore une fois d’avoir des conséquences fâcheuses, non seulement au niveau national mais aussi régional et international.

"Un génocide se prépare au vu et au su du président Nkurunziza."

Qui ne sait que tout un panier de tomate peut être sclérosé par une seule pièce ? Le président NKURUNZIZA à qui plusieurs voix se sont adressées pour l’inviter à revoir sa politique et la composition de ses conseillers, se cramponne toujours sur le maintien du général Adolphe Nshimirimana au poste de commandant de la SNR, malgré les grosses erreurs commises qui ont même entamé la personnalité du Chef suprême, risquant ainsi d’être un jour jugé par des instances judiciaires internationales.

Le Burundi ne vit plus en singleton. Il vit la mondialisation par le fait qu’il a signé des conventions et pactes qui le rend redevable devant le monde du respect des textes internationaux notamment celui des droits de la personne humaine. Le général Nshimirimana, hier sergent et agent de transmission d’un colonel congolais au temps du règne mobutiste, se rend du jour au lendemain spécialiste monteur de rébellion et coup d’états.

Cette fois-ci, il atteint son record en croyant que la Sous- région pourrait s’embraser suite à son invention. Depuis un certain temps, ce général raconte à des gens qu’il qualifie d’intimes que le président Pierre Buyoya préparerait au Congo démocratique, en connivence avec le rebelle Laurent Nkunda, une rébellion tutsie qui s’attaquerait au pouvoir CNDD-FDD. Le président du MSD Alexis SINDUHIJE n’est pas lui aussi épargné. Rappelons-nous de ce qui se disait, même par des médias roulés par les SNR, sur le charismatique Radjabu Hussein, l’homme que l’on attribuait la paternité d’une milice forte de 30.000 personnes, à la veille de son emprisonnement.

L’histoire nous rappellera qu’aucun rebelle autre que le mineur Amissi NZIRA de RUMONGE a été jugé et blanchi par la cour suprême, alors qu’il constituait pour le parti au pouvoir, un élément à charge très convaincant. Qu’il le dise sous l’effet de la bière prise à la Pirogue, au petit Bassam ou ailleurs (ses bistrots préférés où il arrive souvent à pisser dans son pantalon ou vomir en plein cercle de ses amis) où ailleurs, l’impact reste d’envergure.

Par ailleurs l’adage rundi dit : «akari munda y’umugabo gakurwayo n’akari mu nda y’umubindi », pour ainsi signifier que l’alcool provoque des révélations. Nshimirimana mène également dans ces jours, des campagnes anti-tutsi ne visant qu’à préparer les esprits hutus sur ce qui pourrait arriver dans les jours à venir. Il dresse les amis hutus contres les tutsis, en les convainquant qu’ils ne seront pas épargnés par ces tutsis quand ces derniers lanceront un assaut sur le pouvoir CNDD-FDD. Cela suscite en effet un sentiment de suspicion et de rejet qui n’aboutit finalement qu’au déchirement de la société burundaise.

Cette campagne s’entretient au moment où le peuple burundais espérait que l’unité allait se consolider et voilà, le risque de sa dégradation n’est qu’imminent si de pareilles gens comme Nshimirimana continue à dominer le cercle des conseillers privilégiés du président Nkurunziza dont la popularité va en chute libre. Dans son histoire de rébellion Buyoya, il mise sans aucun doute sur la fragilisation des relations diplomatiques des différents pays, et sociales pour les peuples de notre Sous-région. Aussi, ne veut-il pas que le regard et l’attention de la communauté internationale soient détournés à l’égard des prochaines élections que son parti va sans nul douté perdre, si l’on tient à ce qui se passe actuellement. Le CNDD-FDD aura à récolter ce qu’il a semé (nous l’avons déjà cité ci-haut).

Ce parti qui subtilise les services de renseignement de l’Etat n’exclut pas le déploiement de ses milices recrutées parmi les démobilisés en recyclage et armées par le SNR. Souvenez-vous des 3000 pistolets que les SNR ont enlevés à l’aéroport international de Bujumbura en Janvier de cette année, et du lot des armes amenés par un cargo, et dont l’enlèvement par cette même police présidentielle s’est fait au grand jour par les agents de ce même corps, après avoir évacuer tous les employés de l’aéroport.

Des sources militaires et policières révèlent que la destination de ces armes reste officieux, non enregistrés nulle part par les services logistiques de la Force de Défense Nationale (FDN), non plus à la Police Nationale du Burundi (PNB). Trois mille pistolets, environ 3000 collines que compterait le burundi. Un pistolet aurait été confié à un milicien du gouvernement par colline, et qui reste sous le contrôle de la SNR. Des liquidations physiques des hommes politiques n’épousant pas l’idéologie du CNDD-FDD/Ngozi seront exécutées, selon nos informateurs. Et, cela aurait déjà poussé certains politiciens à diminuer leurs fréquences dans la population de chez eux à la colline.

En conclusion, la responsabilité du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza dans tout ce qui se trame dans les SNR reste primordial, d’où nous réitérons son intervention pour que le pays dont la direction lui a été confiée par le biais des urnes ne sombre pas davantage dans le chaos.

Notre appel lui a été lancé en date du 15 décembre 2007 par e-mail, à l’occasion de la conférence publique offerte au public par téléphone à Kirundo rester de valeur. La destitution du général NSHIMIRIMANA à ce poste provoquera un changement positif quant à l’image du Burundi à l’extérieur. Son maintien ne fera que l’enfoncer dans un véritable gouffre, et notre pasteur président en sera remercié le jour du dernier jugement, si réellement il y croit.

« Qui pactise avec Satan, supporte aussi sa joie et sa douleur.

Burundi Transparence

 

 

 

horizontal bar

 

Burundi Transparence © 2007