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Une milice à l’instar des Interahamwe ou des
agents de garde des parkings en remplacement des Abakokayi ?
Le 07 juin ‘07
« Burundais, bavarder vous êtes écoutés et
enregistrés »
Monté de toutes pièces par l’Administrateur Directeur général du Service
National des Renseignements en collaboration avec le Directeur Général de la
Police Nationale, le Maire de la Ville et le Ministre de l’Intérieur, un service
des renseignements parallèle vient d’être installé à la Capitale du Burundi.
Déguisés en agents chargés de garde des stationnements des véhicules communément
appelés ABAKOKAYI, ces personnes ayant subi des formations lapidaires
constituent une milice à l’instar de celle du Rwanda de 1994. Tout le monde peut
s’imaginer ici que les mêmes séquelles que celles qui ont marqué la population
Rwandaise peuvent bientôt sévir le peuple Burundais.
Outre qu’ils ont une mission formelle qui est celle de faire payer les frais de
stationnement dans les parkings qui ne sont mêmes pas érigés, ils vont pouvoir
servir d’agents des renseignements chargés de faire des filatures, au service de
l’Exécutif, sur certaines personnalités, pendant que l’argent collectées va
pouvoir gonfler les poches de ces quatre personnalités.
D’aucuns s’interrogent sur cette duplication de service et surtout pour quelle
fins ultimes ? D’une part, pour tout citoyen avisé, une telle conception pour
l’Exécutif vise à créer des structures parallèles à la Police Nationale et au
Service National des Renseignements à l’instar des impuzamigambi ou interahamwe
du Rwanda quelques mois avant le début des atrocités dans ce pays. Les mêmes
formations n’étaient que la conception du pouvoir en place comme nous
l’observons aujourd’hui au Burundi. Ils auront pour rôle principal celui d’une
force de représailles contre les autres formations politiques et les hommes
politiques dont la réputation est encombrant pour le régime. En effet, la Police
Nationale et le Service National des Renseignements sont jugés performants dans
l’élimination des personnalités clés ou dans les exactions extrajudiciaires et
atrocités sans précédents dont ils se rendent responsables. C’est pour cette
raison que ces quatre personnalités tentent toujours de concevoir d’autres
stratégies machiavéliques pour semer l’horreur et la désolation.
De mémoire pour ceux qui ne le savent pas encore, les mêmes personnalités ont
déjà installé dix personnes par communes dans toute la Mairie de Bujumbura pour
essayer de traquer les soi-disant opposants. Ces agents doubles sont nommés et
entretenus par le Service National des Renseignements et la Police Nationale sur
la plume et la grâce de leurs chefs.
De tout ce qui précède, la communauté tant nationale qu’internationale devrait
se lever en un seul homme pour dire assez et décourager cette pratique qui
risque de nous plonger dans les atrocités comme celles du Rwanda. Et comme nulle
personne n’ignore que le Service National des Renseignements donne directement
rapport au Chef de l’Etat et tire directement des instructions chez lui, le
peuple burundais, en l’occurrence les Représentants du Peuple devraient
interpeller ce dernier pour qu’il cesse de conduire le pays à l’abîme pour ses
intérêts.
Nous le disons fort et nous ne cesserons de le faire, un tel Chef d’Etat qui, au
lieu d’être le garant de la Nation, pense à sa destruction pour ses intérêts
tyranniques et dictatoriaux devrait, par une motion de défiance être éjecté pour
sauver le pays du chaos que lui-même est entrain de planifier.
Devant les bagarres observés entre ces milices de la SOGEBU, soutenus par les
policiers et les Bakokayi, le Président de la République à dû prendre une
décision de les suspendre momentanément, mais l’idée de la milice et belle et
bien maintenue.
A faire suivre…..
Par Marie Goreth NEMERIMANA
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