Actualités Gabriel RUFYIRI dans la ligne de mire de l’Administrateur communal de Kiremba.
Le 02 Mars-08 Par Gustave MANIRAHO. Le Président de l’OLUCOME, Gabriel RUFYIRI n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la persécution dont sont souvent victimes les dénonciateurs des cas de détournement des deniers de l’Etat alors que ceux-ci devraient être protégés comme prévu dans certains textes nationaux et internationaux. Dans sa conférence de presse du Mercredi 27 Février 2008, il a cité l’exemple de quelques sociétés para étatiques dont les dénonciateurs des détournements sont malmenés. Il a aussi cité l’exemple de l’administrateur de KIREMBA en Province NGOZI qui malmène ceux qui ont osé porter plainte contre elle auprès du Parquet Général près la Cour Anti-Corruption.
Pour avoir du poids et pour se trouver des alliés, Madame NARUBOWA Florence, Administrateur Communal de KIREMBA, fait accuser ceux qui la dénoncent d’être tantôt des FNL PALIPEHUTU et tantôt des partisans d’Hussein RAJABU alors que ceux-ci sont de la même famille politique qu’elle, à savoir le CNDD-FDD. En agissant ainsi, elle croit s’assurer de la protection des cadres du Parti au pouvoir pour ne pas être mise sous les verrous. NARUBOWA Florence est accusée par la population de sa Commune d’avoir détourné plus de quarante et huit millions (48.500.000 Frs). Comme cette dame a réussi à corromprela majorité des membres du Conseil Communal ainsi que d’autres personnalités qui devaient la poursuivre pour qu’elle rende cette somme dans les caisses de la Commune, le Conseil Communal n’a pas réussi à la destituer. C’est ainsi alors que les membres du Conseil Communal chargés du développement ont porté plainte contre elle auprès du Parquet Général près la Cour Anti-Corruption. Le dossier a été confié à l’Officier du Ministère Public Claudette NZOKIRISHAKA pour instruction.
Le lendemain de la conférence de presse de Gabriel RUFYIRI, Madame NARUBOWA Florence a convoqué une réunion urgente dans sa commune, réunion qu’elle a tenu au lieu appelé MASANGANZIRA en Zone MUSASA en date du 28 Février 2008 à 17 heures. Dans cette réunion, elle a menacé de faire payer cher le Président de l’OLUCOME Gabriel RUFYIRI pour avoir osé parler d’elle. Elle a aussi menacé ceux qui ont déposé la plainte au Parquet Général près la Cour Anti-Corruption en leur signifiant qu’elle a déjà gagné le procès alors que le dossier se trouve encore en cours d’instruction. Elle a déclaré devant la population de sa Commune que quiconque se rendra au Parquet Général près la Cour Anti-Corruption pour témoigner sera emprisonné à Mpimba car, dit-elle, le magistrat instructeur du dossier (il s’agit de Madame Claudette NZOKIRISHAKA) est une amie à elle et que c’est plutôt ceux qui ont osé porter plainte qui vont être emprisonnés.Toutes ces déclarations ont été faites dans le but d’intimider toutepersonne qui serait tentée de témoigner dans l’affaire des 48.500.000 FrBu dont 21.500.000FrBu proviennent de la vente à l’ONG Conseil Norvégien pour les Réfugiés de 31500 perches provenant d’un boisement de l’Etat et 27.000.000FrBu provenant d’une cotisation forcée de 18000 ménages de la Commune KIREMBA à raison de 1500Fbu par ménage. Toute cette somme n’a pas de traces dans la comptabilité communale.
On dirait que ce sont les voleurs qui ont la parole car les dénonciateurssont persécutés, a déclaré Gabriel RUFYIRI, Président de l’OLUCOME.
Depuis l’éclatement de l’affaire de KIREMBA, ceux qui ont dénoncé cedétournement flagrant avec preuves à l’appui ont tour à tour étéemprisonnés arbitrairement ou démis de leurs fonctions. A force d’être toujours soutenue par certaines autorités dans sesdifférentes bavures, Madame NARUBOWA Florence se croit désormais être au dessus de la loi. C’est ainsi qu’elle a osé déclarer devant la population de sa Commune que Gabriel RUFYIRI va payer cher pour avoir osé parler d’elle. Quant à l’Officier du Ministère Public en charge du dossier, elle devrait plutôt se pencher aux preuves flagrantes qui lui ont été fournies par la partie demanderesse et ne pas céder à la manipulation. D’ailleurs, il n’est pas compréhensible qu’une personne accusée d’un détournement pareil avec des preuves tangibles à l’appui soit encore en liberté pour persécuter les dénonciateurs et pour continuer à dilapider les caisses de sa Commune à moins qu’elle ne soit une amie de l’Officier du Ministère Public comme elle le déclare publiquement.
Il est grand temps de se lever et dire non aux mafiosi Burundais quiveulent faire régner leur ordre à eux : la loi du silence. Burundi Transparence 
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